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Le Parlement marocain vent débout contre les manœuvres hostiles du Parlement européen

Au Parlement européen, il est des eurodéputés qui sont enrôlés à la seule fin de nuire à l’image du Maroc et qui disposent d’importants moyens à cet effet. Parlementaires, représentants de la société civile, experts et juristes ont été unanimes, à l’occasion de la conférence-débat et d’information organisée par le Parlement, à partager ce constat et à pointer du doigt l’instrumentalisation de la question des droits de l’Homme au sein du PE à des buts qui ne lui sont pas apparentés.

Le Parlement marocain vent débout contre les manœuvres hostiles du Parlement européen

Le Parlement européen s’est transformé en un espace hostile servant à lancer des attaques systématiques contre le Maroc à des fins inavouées. C’est ce qui ressort des interventions des parlementaires, des représentants de la société civile, des experts et des juristes qui ont pris part à la conférence-débat et d’information organisée par le Parlement marocain et consacrée aux attaques hostiles, flagrantes et répétées contre le Royaume, menées à partir de l’Institution législative de l’UE.

Des eurodéputés ont fait du PE une plateforme pour attaquer le Maroc de manière systématique

Le Maroc n’a aucun problème avec l’Union européenne (UE) et ses institutions, que ce soit avec la Commission européenne, qui en est le cœur battant, ou avec le Conseil de l’UE. «Le problème auquel nous nous heurtons provient de certains eurodéputés qui ont fait du PE une plateforme pour attaquer le Maroc de manière systématique», affirme le président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, Lahcen Haddad. Ces derniers, indique-t-il, ont profité de la crise qui secoue actuellement le PE suite aux accusations de corruption contre certains de ses membres, de l’état de frayeur qui en a découlé, et aussi du fait que le Maroc soit mentionné de façon malveillante dans certains articles de presse tendancieux pour faire passer cette résolution. Pour appuyer ses propos quant à ces attaques systématiques, le président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE a rappelé que rien qu’en 2022, ces eurodéputés ont posé 112 questions dirigées contre le Maroc et 18 tentatives d’amendement défavorables au Royaume sur des rapports émanant de différentes commissions. 

Les manœuvres qui s’opèrent au sein du PE contre le Maroc sont multiples 

De même, pour étayer davantage ses propos sur les manœuvres qui s’opèrent au sein du PE contre le Maroc, M. Haddad a cité plusieurs exemples comme celui de l’intergroupe dit «pour le Sahara occidental». «Un intergroupe rassemble 79 eurodéputés qui se consacrent à une thématique particulière, tout comme les commissions thématiques», explique-t-il. Or cet intergroupe est le seul qui traite d’une question politique examinée par les Nations unies», précise-t-il. Et M. Haddad de faire observer que parmi les conditions nécessaires à la création d’un intergroupe, il y a celle de ne pas nuire aux relations avec les pays partenaires de l’UE, ce qui n’est pas le cas ici. M. Haddad a également mentionnée que parmi les eurodéputés architectes de cette résolution se trouvent Miguel Urban Crespo, du parti d’extrême gauche espagnol Podemos, et Ana Maria Miranda, du groupe des Verts, qui s’étaient envolés de Barcelone à Tindouf pour participer au dernier congrès de l’entité fantoche avant que cette résolution ne soit émise. Ceci montre, selon M. Haddad, la partialité des parlementaires européens à l’origine de cette résolution et comment la question des droits de l’Homme est instrumentalisée puisqu’elle n’est pas abordée lorsqu’il s’agit de la situation de ces droits dans les camps de Tindouf.

Une résolution «serpent de mer»

De son côté, l’avocat USFPéiste Brahim Rachidi a souligné que cette résolution du Parlement européen n’est pas contraignante, mais elle est agitée régulièrement. C’est un sujet «serpent de mer» que certaines officines font sortir par moments pour détourner l’attention de la situation politique et économique en crise dans les pays européens. Certains pays européens continuent de considérer le Maroc à travers les mêmes «verres opaques» d’avant 2011, a dit Me Rachidi, soulignant qu’il est opportun pour les acteurs politiques et des droits de l’Homme marocains de se mobiliser auprès de ces pays pour leur exposer les progrès qui ont été réalisés au Royaume en termes de droits de l’Homme depuis l’adoption de la Constitution de 2011. Le Maroc d’aujourd’hui n’est pas le Maroc d’hier, affirme cet ancien membre de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, et les pays européens sont appelés à réévaluer leurs positions à l’égard du Royaume. «Et pour cela, il nous sied d’aller vers ces pays et d’adopter une diplomatie officielle et parallèle plus offensive», préconise-t-il. 

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