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Après l'allocution politique du 26 septembre, la délégation marocaine au 15e Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale, réuni à Abou Dhabi jusqu'au 1er octobre, a occupé le terrain technique. En plénière, lors de l'atelier consacré aux données et à la réunion sur l'initiative CONNECT de l'ONUDC, Hicham Mellati, Ahmed Wali Alami, Sofana Benyahia et l'ambassadeur Azzeddine Farhane ont décliné la Déclaration d'Abou Dhabi en outils concrets. Observatoire national de la criminalité, carte criminelle, cellules de prise en charge des femmes victimes de violence, base de données commune des points de contact judiciaires, réseau africain d'observatoires, chaque proposition s'adosse à des chiffres. Et la loi sur les peines alternatives a été saluée par le président de séance comme une «success-story».
À peine les consultations engagées pour la formation du nouvel Exécutif, les premières revendications sociales commencent à remonter vers la Cheffe du gouvernement nommée. Dans une lettre ouverte datée du 1er octobre, le Syndicat national de la santé, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), demande que les attentes des professionnels de santé soient inscrites noir sur blanc dans le futur programme gouvernemental et traduites dès le projet de loi de Finances 2027. Au cœur de son plaidoyer : hausse des moyens consacrés à la santé, recrutement, amélioration des conditions de travail et, surtout, exécution intégrale des engagements conclus avec l’ancienne majorité. Une initiative qui intervient alors que d’autres organisations professionnelles commencent, elles aussi, à adresser leurs priorités au nouvel Exécutif.
Le soft power est bien plus qu’une simple question d’image : il s’impose comme un véritable levier d’influence dans les relations internationales. Pour le Maroc, l’enjeu n’est donc pas seulement de disposer d’atouts, mais de savoir les convertir en capacité d’influence durable. Culture, patrimoine, diplomatie religieuse, coopération Sud-Sud, médias ou diaspora… constituent déjà un important capital d’attractivité. Encore faut-il l’organiser et le mettre en cohérence au sein d’un véritable écosystème de diplomatie publique. Cette construction ne peut relever du seul État. Universitaires, think tanks, entrepreneurs, artistes, sportifs, journalistes, créateurs de contenus et acteurs de la société civile peuvent chacun devenir un relais, à condition qu'ils préservent leur crédibilité et leur autonomie. L’enjeu est de créer des réseaux, de nourrir la confiance et de faire connaître le Maroc au-delà de l’action diplomatique classique. C’est précisément cette dimension que met en lumière Asmaa Benslimane, présidente fondatrice du Moroccan Public Diplomacy Center, qui vient de publier «Soft Power du Maroc, le rôle stratégique de la société civile». Elle y revient sur les principaux ressorts du soft power marocain, les leviers permettant de le conforter et la manière dont la société civile peut contribuer à le mettre au service des intérêts du Royaume. Car, selon elle, le véritable défi est désormais de transformer la visibilité en réputation, puis la réputation en capacité d’influence.
Après le RNI, l’Istiqlal, le MP et l’USFP, Fatima Ezzahra El Mansouri a poursuivi son tour de table avec le PPS, reçu mercredi soir, puis l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social jeudi. Au fil des rencontres, plusieurs priorités reviennent dans les échanges : emploi, pouvoir d’achat, santé, éducation, confiance politique et développement territorial, sur fond de grands chantiers attendus au cours des cinq prochaines années.
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