Actualité en direct et infos Nationales en continu sur Le Matin.ma - Le Matin.ma
La Cheffe du gouvernement est désormais connue. Avec la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri, figure de proue du PAM, parti arrivé en tête des législatives, une nouvelle séquence s’ouvre : celle de la formation de la majorité et, surtout, de la définition des priorités du prochain quinquennat. Pouvoir d’achat, croissance, protection sociale, santé, éducation, disparités territoriales, retraites ou encore réforme du Code de la famille : les attentes sont nombreuses et l’agenda particulièrement chargé. Pour le politologue et professeur de droit Mustapha Sehimi, les premières semaines seront déterminantes pour envoyer des «signes forts de changement et de mobilisation».
À New York, le 25 septembre, Christopher Landau a donné une traduction économique à une position diplomatique vieille de six ans. À l’issue de son entretien avec Nasser Bourita, le secrétaire d’État adjoint américain a évoqué une «vision commune pour le développement de la région du Sahara» sous souveraineté marocaine, tout en prévenant que «ce statu quo ne peut être maintenu». Mais entre le soutien de Washington et l’arrivée d’entreprises américaines dans les provinces du Sud, il reste un pas à franchir. Edward Gabriel, ambassadeur des États-Unis au Maroc de 1997 à 2001 et aujourd’hui dirigeant du cabinet de conseil The Gabriel Company, propose de le faire à travers une mission commerciale organisée aux États-Unis. Dans cet entretien accordé au «Matin», il explique ce que les déclarations de M. Landau changent, selon lui, pour l’investissement, le processus politique et la relation stratégique entre Rabat et Washington.
Les électeurs ont envoyé à la Chambre des représentants des élus nettement plus diplômés que l'ensemble des candidats. Selon les données publiées par le ministère de l'Intérieur sur son portail «www.elections.ma», relevées région par région par «Le Matin», 276 des 395 députés élus le 23 septembre, soit 69,87%, ont un niveau d'études supérieur, contre 50,83% des candidatures. Les élues des listes régionales affichent le profil le plus diplômé, avec 82 titulaires d'un niveau supérieur sur 90. La carte régionale s'en trouve bouleversée. Casablanca-Settat, sous la moyenne parmi les candidats, compte désormais près de huit députés diplômés du supérieur sur dix, tandis que Laâyoune-Sakia El Hamra n'en compte qu'un parmi ses 9 élus locaux. Deux députés seulement, tous deux élus à Marrakech-Safi, ne déclarent aucun niveau scolaire.
La viralité numérique n’est plus un simple phénomène d’audience : elle peut accélérer une rumeur, amplifier une tension et transformer en quelques heures une conversation en mobilisation dans le monde réel. Les récentes séquences de mobilisation en ligne en donnent une illustration concrète et montrent à quel point les réseaux sociaux peuvent devenir des accélérateurs de crises. Récit émotionnel, amplification algorithmique, effet de masse, relais coordonnés ou opportunistes, basculement vers des espaces fermés : ces mécanismes peuvent être exploités pour transformer une vulnérabilité sociale en levier de déstabilisation. Alors que le Maroc s’évertue à asseoir les bases de sa souveraineté (politique et économique notamment) et poursuit sa marche pour l’édification d’un État social fort et inclusif, adossé à une économie moderne et compétitive, force est de constater qu’il évolue désormais dans un environnement de guerre informationnelle sans précédent où la question migratoire, les problème de l’emploi et de la jeunesse sont devenus des vecteurs d’attaque privilégié. Les usines à trolls n’ont pas créé la vulnérabilité sociale sous-jacente : elles l’exploitent, l’industrialisent et la synchronisent. Face à ce risque, l’enjeu n’est plus seulement de contre-attaquer ou de démentir, mais de détecter les signaux faibles, comprendre les chaînes de diffusion et agir avant que la dynamique numérique ne produise ses effets dans le réel. Après les événements déplorables de fin juillet dernier, la prochaine mobilisation numérique n’est plus une éventualité lointaine : c’est une échéance. La seule question est de savoir si nous l’observerons en spectateurs ou en analystes préparés.
Les 395 députés élus le 23 septembre forment une Chambre des Représentants où les femmes occupent 27,09% des sièges et où les moins de 35 ans pèsent 9,37%. Derrière ces moyennes, les données publiées par le ministère de l'Intérieur, relevées région par région par Le Matin, font ressortir deux contingents. Dans les 305 sièges des circonscriptions locales, les hommes détiennent 94,4% des mandats et un élu sur deux a dépassé 55 ans. Les 90 sièges des listes régionales, réservées aux femmes, fournissent à eux seuls 84% des députées et 78% des élus de moins de 35 ans. Sur les 875 candidates engagées dans les circonscriptions locales, 17 seulement ont été élues. Trois régions n'y ont élu aucune femme.
Dernière Heure