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Grèves des étudiants en médecine : 4.000 signataires d'une pétition remise à Akhannouch pour rouvrir le dialogue

Les étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie s'en remettent au chef du gouvernement pour rouvrir le dialogue. La pétition, signée par plus 4.000 personnes, appelle également à renoncer à la décision de suspendre les étudiants grévistes.

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la Commission nationale des étudiants en médecine au Maroc (CNEMEP) vient de remettre à Aziz Akhannouch une pétition demandant son intervention pour rouvrir un dialogue national direct et annuler toutes les sanctions prises contre les représentants des étudiants. Le nombre de signataires de cette pétition a dépassé les 4.000 signatures, le seuil fixé par la loi pour une telle sollicitation.



Les signataires espèrent une réaction de la part des autorités compétentes afin de parvenir à un compromis pour mettre fin à cette situation qui dure depuis plus de 6 mois.

Dans une déclaration à "Assahraa Al Maghribia", Abdelati Farzdaq, représentant des parents des étudiants en médecine et en pharmacie, et mandataire du comité ayant déposé ladite pétition, a affirmé que les parents des étudiants appellent le chef du gouvernement à ouvrir un dialogue direct avec les étudiants et à suspendre les sanctions prononcées contre certains d'entre eux, afin de permettre des négociations sur leurs revendications et de trouver des solutions satisfaisantes pour toutes les parties.

"fermer le dialogue avec les étudiants ne résoudra pas la crise dans les facultés de médecine et de pharmacie", a-t-il précisé. Et c'est, selon lui, "l'erreur" commise par le gouvernement auparavant, notamment le ministre de l'Enseignement supérieur, Abdellatif Miraoui, qui a affirmé au sein même du Parlement que le dialogue était fermé avec les étudiants. "Le gouvernement aurait dû répondre aux demandes des étudiants et discuter pour rapprocher les points de vue et résoudre les problèmes posés", souligne M. Farazdaq.

Cette tentative de renouer le dialogue intervient au moment où les étudiants menacent de boycotter les examens de la deuxième session ordinaire prévus la semaine prochaine. Leur objectif : faire pression sur le gouvernement pour rouvrir le dialogue et revenir sur les sanctions et suspensions infligées à 21 étudiants dans les différentes facultés de médecine et de pharmacie au Maroc. Ces derniers sont accusés "de perturber le déroulement normal des études", des accusations que les étudiants jugent "infondées" et sans justification.

Par ailleurs, M. Farzdaq a affirmé que les parents des étudiants se préparent à organiser un sit-in de protestation lundi prochain à Rabat, pour demander d'ouvrir la porte du dialogue et de discuter avec les étudiants des solutions possibles pour sortir de cette crise afin de ne pas compromettre l'année universitaire, "ce qui aurait des conséquences catastrophiques pour des milliers d'étudiants".

A noter que , conformément à la loi relative aux pétitions, le chef du gouvernement est tenu de transmettre la pétition à la Commission des pétitions dans un délai de 15 jours.
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