Tout débat politique, ces jours-ci, ne peut commencer que par les inondations. Invité de l’émission «Noqta ila satr» sur Al Aoula, Hassan Abdelkhaleq, ancien ambassadeur et membre du comité exécutif du Parti de l’Istiqlal, a ouvert son intervention sur la situation à Ksar El Kébir en saluant la mobilisation des autorités et le dispositif d’évacuation. Il a insisté sur le caractère exceptionnel des pluies, tout en présentant la séquence comme un tournant hydrique : les précipitations récentes auraient, selon lui, porté le taux de remplissage des barrages «à plus de 60%», contre «moins de 28%» l’an dernier, ce qui «permettra à notre pays de s’approvisionner en eau potable pour au moins deux ans». Sur la gestion opérationnelle, il a défendu la logique des lâchers préventifs, décrits comme un mécanisme de protection, en rappelant que les barrages avaient, à ses yeux, «deux fonctions : protéger la population des inondations et constituer une réserve d’eau», pour l’eau potable et parfois l’irrigation. Sauf que, pour lui, l’épreuve ne se limite pas au terrain : elle se joue aussi dans l’espace public.
Hassan Abdelkhaleq a alerté sur la désinformation qui accompagne les crises, disant voir circuler des vidéos «sans lien» avec Ksar El Kébir et des rumeurs capables d’installer la peur. Il a assuré que «la communication existe», en citant les bulletins de la météorologie, les communiqués quotidiens du ministère de l’Équipement et de l’eau, ainsi que les relais locaux. Mais il a surtout appelé à une réponse plus offensive face aux intox, estimant que «c’est la responsabilité de tous» et exhortant le service public à exposer les contenus mensongers : montrer ces images, et «dire : ceci est faux», afin que le citoyen reste informé «sans minimiser, sans dramatiser» la situation.
portefeuilles.
Interrogé sur les tensions internes, Abdelkhalq a minimisé l’existence de courants structurés au sein du parti et a rappelé que le parti était sorti de son 17e congrès «uni». Il justifie aussi le temps pris pour installer les nouvelles instances, au nom de consultations élargies, et affirme que la direction actuelle a relancé la machine organisationnelle (renouvellement des sections, activité des ligues professionnelles, organisations de jeunesse et de femmes). Quant aux coalitions futures, Hassan Abdelkhaleq refuse de se projeter : «tout dépendra des résultats». Il insiste sur «l’intelligence collective des Marocains» et présente le verdict électoral comme «la parole décisive». Il affirme aussi que l’Istiqlal entretient de «bonnes relations» avec l’ensemble du spectre politique et dit vouloir éviter les querelles.
Hassan Abdelkhaleq a alerté sur la désinformation qui accompagne les crises, disant voir circuler des vidéos «sans lien» avec Ksar El Kébir et des rumeurs capables d’installer la peur. Il a assuré que «la communication existe», en citant les bulletins de la météorologie, les communiqués quotidiens du ministère de l’Équipement et de l’eau, ainsi que les relais locaux. Mais il a surtout appelé à une réponse plus offensive face aux intox, estimant que «c’est la responsabilité de tous» et exhortant le service public à exposer les contenus mensongers : montrer ces images, et «dire : ceci est faux», afin que le citoyen reste informé «sans minimiser, sans dramatiser» la situation.
Majorité RNI, PAM et Istiqlal
Sur la coordination au sein de la majorité, le responsable istiqlalien a réitéré l’argument de la discipline : le parti, dit-il, est engagé dans un pacte de majorité qu’il qualifie de «contrat politique et moral». Il insiste sur l’engagement à exécuter le programme gouvernemental «jusqu’au dernier jour». En réponse à la question sur le bilan, il affirme une satisfaction «globale», tout en reconnaissant «des déficits». Il cite notamment le chantier de l’État social et des programmes sectoriels (industrie, tourisme, énergie, eau, équipement). Interrogé sur l’approche des élections et la compétition entre partenaires de la coalition, il distingue le temps gouvernemental et le temps électoral : les partis gouvernent ensemble mais iront, dit-il, avec leurs propres programmes, tout en revendiquant que l’Istiqlal ne se limite pas à défendre ses seulsportefeuilles.
La question épineuse des ovins importés
Quant à la polémique sur le soutien public à l’importation d’ovins avant l’Aïd, où l’État avait offert une prime de 500 dirhams par tête en 2023 et 2024 et des exonérations fiscales pour augmenter l’offre et contenir les prix, avant que l’opération ne vire au scandale, vu les prix jugés toujours élevés, des soupçons de profits captés par quelques opérateurs, et la guerre des chiffres autour du coût réel, notamment via le «manque à gagner» fiscal, Hassan Abdelkhaleq a revendiqué une posture offensive : il assure que l’Istiqlal «a fait son devoir» en dénonçant des dérives et affirme que Nizar Baraka a été «le premier» à pointer l’avidité et la spéculation. Il accuse ainsi certains opérateurs d’avoir transformé une aide censée faire baisser les prix en profits privés, parlant d’une logique de «voleurs» et d’un «vol social» au détriment des ménages. Dans sa lecture, cela ne relève pas d’un «double jeu» : l’Istiqlal reste solidaire de la majorité, mais se dit tenu «d’alerter» quand un mécanisme public dévie de son objectif. Sur le volet parlementaire, il justifie le choix de la majorité pour une mission d’information plutôt qu’une commission d’enquête, afin, dit-il, d’établir les faits sans fragiliser la coalition.Jeunes, femmes, MRE...
Sur la participation politique, Hassan Abdelkhaleq indique que l’Istiqlal a déja transmis des propositions au ministère de l’Intérieur en vue d’une révision des textes électoraux, demandant un renforcement de la représentation des jeunes, des femmes et des Marocains du monde. Il met en avant, comme éléments de campagne interne, deux initiatives attribuées à l’année 2025 : une année du volontariat avec «plus de 1.300 actions», et un pacte de contractualisation avec les jeunes, construit à partir de rencontres régionales, avec l’objectif annoncé d’intégrer ses conclusions au programme électoral. Il cite également la création d’une académie des jeunes.Interrogé sur les tensions internes, Abdelkhalq a minimisé l’existence de courants structurés au sein du parti et a rappelé que le parti était sorti de son 17e congrès «uni». Il justifie aussi le temps pris pour installer les nouvelles instances, au nom de consultations élargies, et affirme que la direction actuelle a relancé la machine organisationnelle (renouvellement des sections, activité des ligues professionnelles, organisations de jeunesse et de femmes). Quant aux coalitions futures, Hassan Abdelkhaleq refuse de se projeter : «tout dépendra des résultats». Il insiste sur «l’intelligence collective des Marocains» et présente le verdict électoral comme «la parole décisive». Il affirme aussi que l’Istiqlal entretient de «bonnes relations» avec l’ensemble du spectre politique et dit vouloir éviter les querelles.
