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Intelligence artificielle : comment l’université marocaine adapte ses formations

L’intelligence artificielle s’impose de plus en plus comme une technologie incontournable dans tous les domaines et elle est même en train de révolutionner nos modes de vie. En toute logique, l’université marocaine ne pouvait rester à l’écart de ces mutations cruciales. Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui, a exposé au Parlement les actions entreprises pour être en phase avec les enjeux de cette technologie du futur.

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De quelle façon les universités marocaines envisagent-elles d’intégrer l’intelligence artificielle (IA) dans leurs programmes, de lancer de nouvelles filières sur l’IA et d’investir dans la recherche scientifique y afférente ? Le passage du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation devant le Groupe de travail thématique temporaire sur l’intelligence artificielle a été une occasion pour faire le point sur la situation actuelle et les projets pour l’avenir.

D’entrée de jeu, M. Miraoui a souligné que l’IA est l’un des domaines prioritaires du Plan national d’accélération de la transformation de l’écosystème de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (Pacte Esri 2030). Les objectifs poursuivis avant cette échéance de 2020-2030 consistent, d’après le ministre, à renforcer les compétences numériques des étudiants, à lancer de nouvelles formations dans le domaine de l’IA, à encourager la recherche scientifique autour de l’IA et à favoriser les partenariats entre les universités et les institutions actives dans le domaine de l’IA.

Deux nouvelles écoles dédiées à l’IA verront le jour

M. Miraoui a également indiqué que l’un des objectifs était de créer un nouveau modèle d’écoles d’ingénieurs rattachées aux universités, pour démarrer la formation de générations d’ingénieurs spécialisés dans l’IA. À ce propos, il a signalé que deux établissements d’enseignement supérieur verront le jour prochainement, à savoir l’École nationale supérieure de l’IA et des sciences de données affiliée à l’Université Ibn Zohr, à Taroudant, et l’École nationale de l’IA et de la numérisation, à Berkane. Le ministre a également évoqué la mise en place des réseaux de centres «Code 212», ce qui permettra de doter les étudiants d’une bonne base de formation dans les domaines de l’IA, du Big Data, de l’Internet des objets, etc. avec l’objectif de délivrer 100.000 attestations d’ici à 2026.

Augmenter le nombre de diplômés des universités marocaines dans les spécialités numériques

Toujours dans le cadre des objectifs énoncés dans le Pacte Esri 2030, M. Miraoui a fait mention de la convention du 15 avril 2023 conclue entre son département, le ministère de la Transition numérique et de la réforme administrative et le ministère de l’Économie et des finances. Son objectif : faire passer le nombre de diplômés dans les différentes spécialités numériques de 8.000 actuellement à 22.500 d’ici à 2027. La mise en œuvre de cet accord au cours de cette année universitaire 2023-2024 a par ailleurs permis de lancer de nouvelles spécialités dans 12 universités, avec 144 nouvelles filières dans les domaines de l’analyse des données, de la cybersécurité, du développement de programmes, du Big Data, de l’IA, etc. Ainsi, le nombre de filières dans les spécialités numériques est passé de 238 au cours de l’année 2022-2023 à 382 au cours de l’année 2023-2024.

Quant aux formations consacrées spécifiquement à l’IA, elles sont au nombre de 60, se répartissant comme suit : 2 pour le diplôme universitaire de technologie (intelligence artificielle et ingénierie des données et intelligence artificielle et technologies), 18 pour le diplôme d’ingénieur (Systèmes intelligents, Communicants et mobiles, Ingénierie des réseaux intelligents et cybersécurité, Sciences des données, Big Data & IA, Logiciels et Systèmes intelligents...), 15 pour la licence (Intelligence artificielle, Business Intelligence et Big Data, Analyse économique et management des Systèmes d’information intelligents...) et 25 pour le master (Sciences des données et Systèmes intelligents, Expertise financière, Audit, Contrôle de gestion et intelligence artificielle, Ingénierie des réseaux numériques et des Systèmes de télécommunications intelligents, E-learning et Systèmes éducatifs intelligent...).

Des bourses pour encourager la recherche scientifique dans le domaine de l’IA

En ce qui concerne la recherche scientifique dans le domaine de l’IA, M. Miraoui a rappelé qu’il existait un programme de bourses pour les doctorants méritants afin qu’ils puissent se consacrer pleinement à la recherche scientifique et à la rédaction de leurs thèses dans des domaines de priorité nationale, dont l’IA. Il a précisé dans ce sens que 177 bourses ont été attribuées dans le cadre de la première édition de ce programme à des doctorants-encadrants dans les domaines de l’IA et de la transition numérique (142 bourses), de la cybersécurité, des sciences du codage, de l’information quantique et de la sécurité informatique (35 bourses).
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