À travers le dispositif «Idarati électronique», le Maroc entend franchir une nouvelle étape, en passant d’une juxtaposition de plateformes administratives à une organisation plus cohérente et interopérable des services numériques. Le projet envisage ainsi de dépasser la logique fragmentée des portails existants pour construire une architecture unifiée capable de fédérer les services publics autour d’un point d’accès commun. Plus qu’une application, ce projet ambitionne de constituer un cadre opérationnel destiné à simplifier les interactions entre l’administration et le citoyen tout en garantissant un haut niveau d’exigence en matière de protection des données.
Une architecture fédératrice au cœur de la transformation administrative
Pierre angulaire d’une architecture commune destinée à rassembler une pluralité de services publics, le wallet national «Idarati électronique» entend mettre en place un cadre unifié d’accès aux démarches administratives. Selon la ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fellah Seghrouchni, chaque institution disposera d’un espace propre, conçu comme un «contenant» regroupant les services qu’elle mettra à disposition des citoyens, l’ensemble étant organisé autour d’un «conteneur» central chargé d’articuler les différentes initiatives publiques.
Dans cette configuration, chaque administration conservera son autonomie tout en s’inscrivant dans un cadre partagé favorisant la circulation fluide des services. L’objectif consiste à fédérer des dispositifs jusque-là dispersés afin de simplifier l’accès aux démarches et d’éviter la multiplication des plateformes distinctes. À travers cette approche, il s’agit de redéfinir la relation entre l’État et ses usagers en rationalisant les échanges d’information. La ministre en a résumé l’esprit par la formule : «dites-le une seule fois», traduisant la volonté de mettre fin à la répétition des procédures et des demandes administratives.
Dans cette configuration, chaque administration conservera son autonomie tout en s’inscrivant dans un cadre partagé favorisant la circulation fluide des services. L’objectif consiste à fédérer des dispositifs jusque-là dispersés afin de simplifier l’accès aux démarches et d’éviter la multiplication des plateformes distinctes. À travers cette approche, il s’agit de redéfinir la relation entre l’État et ses usagers en rationalisant les échanges d’information. La ministre en a résumé l’esprit par la formule : «dites-le une seule fois», traduisant la volonté de mettre fin à la répétition des procédures et des demandes administratives.
L’identité régalienne comme socle de confiance
Le dispositif s’appuie sur l’identité nationale électronique adossée à la carte nationale d’identité, dont le socle régalien est porté par la Direction générale de la Sûreté nationale. «Tout cela doit se faire avec un cadrage adossé à l’identité régalienne (...) basée sur la carte d’identité nationale», a rappelé la ministre, précisant que l’architecture envisagée reposait sur ce cadre institutionnel existant. Elle a également souligné que «la DGSN offre le conteneur», appelé à accueillir les différents espaces institutionnels destinés à regrouper les services mis à disposition des citoyens.
Parallèlement, la sécurisation du dispositif s’inscrit dans une répartition claire des rôles entre les acteurs concernés, la partie relative à la sécurité des systèmes étant appelée à relever des autorités compétentes en matière de cybersécurité. Dans cette perspective, l’approche retenue privilégie la continuité plutôt que la rupture : il ne s’agit pas d’ériger un système entièrement nouveau, mais de prolonger des fondations déjà opérationnelles, en élargissant progressivement leurs usages et en consolidant les mécanismes d’interopérabilité entre administrations.
Parallèlement, la sécurisation du dispositif s’inscrit dans une répartition claire des rôles entre les acteurs concernés, la partie relative à la sécurité des systèmes étant appelée à relever des autorités compétentes en matière de cybersécurité. Dans cette perspective, l’approche retenue privilégie la continuité plutôt que la rupture : il ne s’agit pas d’ériger un système entièrement nouveau, mais de prolonger des fondations déjà opérationnelles, en élargissant progressivement leurs usages et en consolidant les mécanismes d’interopérabilité entre administrations.
Protection des données : une régulation intégrée dès la conception
Chargée d’assurer le respect du cadre juridique relatif à la protection des données à caractère personnel, la Commission nationale de contrôle de la protection des données (CNDP) s’érige en acteur majeur de ce projet. «Il faut protéger la vie privée et protéger les données. C’est pour cela que la CNDP a proposé de travailler avec le ministère afin que ce projet soit privacy by design», a déclaré son président, soulignant que la réflexion devait intervenir «très en amont» plutôt qu’au stade final de la mise en œuvre. Dans cette logique, l’architecture envisagée repose notamment sur l’usage d’identifiants sectoriels distincts, comme l’a précisé la ministre : «Votre identifiant santé n’est pas le même que votre identifiant transport, de même qu’il est différent de votre identifiant fiscal».
Cette séparation vise à limiter les croisements excessifs entre bases de données et à réduire les risques liés à la concentration d’informations sensibles. L’enjeu consiste ainsi à concilier l’interconnexion des services publics avec une compartimentation des données permettant d’en encadrer les usages, dans une approche où l’efficacité administrative demeure indissociable des garanties apportées à la protection de la vie privée.
Simplifier les démarches sans uniformiser les administrations
Si la convergence des services constitue un objectif central, elle ne s’accompagne pas pour autant d’une uniformisation des pratiques administratives. Le déploiement du dispositif se veut progressif, tenant compte des niveaux de maturité et des contraintes propres à chaque institution. «On ne fera pas tout en même temps, chaque administration aura son rythme, mais l’objectif est de faire converger tout le monde», a précisé la ministre, évoquant une dynamique graduelle fondée sur l’accompagnement plutôt que sur l’alignement forcé. Dans cette perspective, la transformation engagée s’inscrit dans une logique d’évolution maîtrisée, où l’intégration des services repose sur une adhésion progressive des administrations, chacune étant appelée à contribuer selon ses capacités et son calendrier, tout en participant à la construction d’un cadre commun.
Une gouvernance interinstitutionnelle pour une architecture nationale
Ainsi, la mise en œuvre du projet repose sur une dynamique collective appelée à mobiliser l’ensemble des acteurs institutionnels concernés. Plusieurs cadres de coopération sont ainsi appelés à structurer cette démarche, en associant différents ministères et organismes publics, chacun intervenant selon ses compétences et ses prérogatives. «Ce n’est pas un travail qui peut être fait uniquement par le ministère, il faut que toutes les institutions adhèrent et s’impliquent», a souligné Amal El Fellah Seghrouchni, insistant sur la nécessité d’une coordination étroite pour garantir la cohérence de l’architecture envisagée.
De son côté, le président de la CNDP a rappelé la portée de l’initiative, la présentant comme «un projet fondamental qui s’inscrit dans la modernisation de l’administration pour en faire une administration électronique au service du citoyen». À travers cette approche, la gouvernance du dispositif se veut à la fois partagée et complémentaire, chaque institution étant appelée à contribuer à la construction progressive d’un cadre national commun.
De son côté, le président de la CNDP a rappelé la portée de l’initiative, la présentant comme «un projet fondamental qui s’inscrit dans la modernisation de l’administration pour en faire une administration électronique au service du citoyen». À travers cette approche, la gouvernance du dispositif se veut à la fois partagée et complémentaire, chaque institution étant appelée à contribuer à la construction progressive d’un cadre national commun.
