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L’incertitude plane toujours sur l’issue du dialogue social à quelques jours du 1er mai

À quelques jours de la célébration de la fête du Travail, peu d’avancées ont été enregistrées dans les discussions engagées dans le cadre du dialogue social entre le gouvernement et les partenaires sociaux. Dès lors, parvenir à un accord avant le Premier mai paraît un objectif difficilement atteignable. Dans une déclaration accordée au «Matin», Khalid Alami Houir, secrétaire général adjoint de la Confédération démocratique du travail, déplore l’absence d’indicateurs positifs quant à l’aboutissement des négociations.

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À huit jours de la célébration de la fête du Travail, les réunions s’intensifient entre le gouvernement et les centrales syndicales les plus représentatives en vue de parvenir à un accord. Mais visiblement, cet objectif ne sera pas atteint d’ici le Premier mai. Même les observateurs les plus optimistes se rendent à l’évidence. Il sera difficile de trouver un terrain d’entente entre les différents protagonistes sur les principales revendications des syndicats. «Il existe très peu d’indicateurs positifs sur l’aboutissement des négociations en cours à un accord d’ici la fin de cette semaine. Car malgré la tenue de deux réunions, la première avec le Chef de gouvernement et la deuxième avec une commission ministérielle, aucune avancée n’a été enregistrée concernant les principales revendications, à commencer par la revalorisation des salaires dans le secteur public et privé et la baisse de l’impôt sur le revenu», regrette Khalid Alami Houir, secrétaire général adjoint de la Confédération démocratique du travail (CDT), dans une déclaration accordée au «Matin».



En effet, bien que le gouvernement insiste sur l’importance pour tous les partenaires sociaux de parvenir à un consensus avant le Premier mai en vue de concrétiser trois principaux points de l’accord du 30 avril 2022 (l’amélioration des revenus et l’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé, la loi organique régissant le droit de grève et la réforme des régimes de retraite), l’Exécutif demeure rigide et refuse selon les syndicats de faire des concessions de nature à faire avancer le dialogue.

«S’agissant du point relatif à l’augmentation des salaires et la révision de l’impôt sur le revenu, par exemple, le gouvernement tarde à convoquer la commission thématique chargée de l'amélioration des revenus et des salaires. On se pose des questions du coup sur le sérieux de la démarche du gouvernement, s’agissant de la mise en œuvre de ses engagements annoncés lors de la première séance du dialogue social qui s'est tenue avec le Chef du gouvernement le 26 mars», explique M. Houir, qui déplore par la même occasion l’absence d’avancées concrètes concernant même les dossiers à caractère social, notamment la réforme de la loi sur la grève, la réforme de la retraite ou encore la réforme du Code du travail. «Je tiens à souligner que la Confédération démocratique du travail n’a reçu jusqu’à présent aucune copie du projet de loi relatif à la grève», ajoute le même responsable.

Dialogue social : L’UMT désillusionnée aussi

La désillusion de la CDT n’a d’égal que la déception de l’Union marocaine du Travail (UMT) qui a fait part, dans un communiqué publié samedi dernier, à l’issue de la réunion de sa commission nationale chargée du dialogue social, de son regret concernant l’absence d’avancées concrètes à l’issue des réunions entre les centrales syndicales et les autres interlocuteurs, à savoir le gouvernement et le patronat. La centrale syndicale, qui a annoncé ne pas avoir reçu non plus aucune copie du projet de loi sur la grève, a réitéré son appel au gouvernement à accélérer la mise en œuvre des engagements contenus dans l’accord du 30 avril 2022. Des engagements en tête desquels vient l'augmentation générale des salaires pour les secteurs public et privé, la révision de l'impôt sur le revenu pour alléger les charges fiscales sur les fonctionnaires et les salariés et la création d'un nouveau grade pour les fonctionnaires.

De son côté, le gouvernement communique peu sur les résultats du dialogue avec les partenaires sociaux, bien qu’il insiste sur la nécessité parvenir à un consensus sur la mise en œuvre de l’accord du 30 avril 2022 avant la fête du Travail. Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une réunion avec la CGEM (15 avril dernier), le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri, a souligné que «le gouvernement insiste sur la nécessité que tous les partenaires sociaux parviennent à un consensus avant le Premier mai en vue de concrétiser trois principaux points de l’accord du 30 avril 2022, à savoir l’amélioration des revenus et l’augmentation des salaires dans les secteurs public et privé, la loi organique régissant le droit de grève et la réforme des régimes de retraite».
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