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Soixante-trois ans après la création de l'Organisation de l'unité africaine, le continent célèbre ce 25 mai sa Journée sous un thème qui condense à lui seul les urgences du moment, à savoir l'eau et l'assainissement. Au cœur de cet agenda, le Royaume déploie, de Nouakchott à Yaoundé, en passant par Conakry ou Bamako une diplomatie technique qui s’inscrit dans la droite ligne de la doctrine prônée par Sa Majesté le Roi en matière de coopération entre pays africains, dont le cadre paradigmatique a été tracé dans le célèbre discours prononcé à Abidjan en 2014 à l’occasion de la visite du Souverain en Côte d’Ivoire. «La coopération, hier basée sur la relation de confiance et les liens historiques, est, aujourd'hui, de plus en plus fondée sur l'efficacité, la performance et la crédibilité. L'efficacité donne toujours ses fruits. Elle est le gage de résultats tangibles, de progrès mesurables et de capacité à répondre aux attentes. Elle garantit la qualité et génère la confiance. La crédibilité veut que les richesses de notre continent bénéficient, en premier lieu, aux peuples africains. Cela suppose que la coopération Sud-Sud soit au cœur de leurs partenariats économiques», avait insisté S.M. le Roi à cette occasion.
Près de trois mois après le déclenchement de la guerre américaine contre l’Iran, Mounir Ferram, au-delà du conflit qui s’enlise et de ses issues militaires, livre une lecture lucide des répercussions de cette crise sur les souverainetés des États. Invité de «L’Info en Face», l’économiste et écrivain ramène la puissance d’un pays à un facteur essentiel : ce qu’il maîtrise encore lorsque les équilibres se défont. Produire, nourrir, sécuriser les approvisionnements, tenir dans les ruptures, diversifier les alliances et offrir aux populations autre chose que la survie. Selon lui, c’est là que se joue désormais la souveraineté réelle. L’Afrique apparaît alors comme le continent le plus vulnérable aux contrecoups du conflit. Pour le Maroc, qui s’en sort plutôt bien, l’enjeu est d’élargir ses marges de manœuvre en diversifiant davantage ses partenariats.
À quelques jours de l’Aïd Al-Adha, la question de l’érosion du pouvoir d’achat est sur toutes les lèvres. Nabila Mounib part, dans son raisonnement, du marché, des familles et de la pression qui pèse sur les foyers pour remonter vers ce qu’elle présente comme les failles profondes de la décision gouvernementale. Car le prix du mouton n’est, à ses yeux, que la partie visible de l’Iceberg. Invitée de «Saât Saraha», diffusée le 20 mai sur 2M, la députée du Parti socialiste unifié (PSU) fait de la flambée des prix le révélateur d’un malaise plus large : cherté de la vie, services publics fragilisés, aide directe aux effets limités et dépendances économiques persistantes. Pour elle, le pouvoir d’achat est plus qu’un simple indicateur social.
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