La Commission nationale est en grogne et elle le fait savoir. Dans un communiqué publié mercredi dernier, elle pointe du doigt la décision du ministère de la Santé de mettre fin, de manière unilatérale, au processus de concertation engagé avec les représentants des internes et des résidents. Une décision jugée incompréhensible par la Commission, d’autant qu’elle intervient, selon elle, à un moment où les jeunes professionnels «redoublent d’efforts pour améliorer la qualité des services de santé», tout en cherchant à préserver les droits acquis. La Commission insiste ainsi sur la nécessité de reprendre un dialogue «responsable et transparent», soulignant l’importance d’associer les internes et résidents à l’élaboration des textes réglementaires qui encadrent leur formation et leur statut.
Salaires, indemnités et incertitudes professionnelles
Au-delà de la rupture du dialogue, le communiqué met en lumière plusieurs difficultés matérielles rencontrées par les internes et les résidents. La Commission évoque notamment des retards importants dans le versement des indemnités et des compensations liées aux astreintes, parfois supérieurs à dix mois, une situation qui, selon elle, fragilise l’équilibre social de nombreux jeunes médecins en formation. À cela s’ajoute une incertitude persistante quant aux réformes annoncées par le ministère. «L’absence de calendrier précis et de garanties claires alimente un climat d’inquiétude parmi les concernés», souligne le communiqué.
Autre point régulièrement soulevé : le paiement des indemnités de garde. Selon la Commission, les retards atteindraient, dans certains centres hospitaliers, jusqu’à deux ans avant que ces sommes ne soient versées. Une situation qui, à ses yeux, accentue le malaise et renforce le sentiment de manque de reconnaissance du travail fourni. Pour la Commission nationale, ces difficultés traduisent avant tout une faiblesse du cadre de concertation. L’organisation dénonce un déficit de mécanismes de dialogue structurés ainsi qu’une absence de solutions durables, évoquant une gestion qui gagnerait à être plus sensibles aux réalités du terrain. Ainsi, et sans exclure la possibilité d’actions plus fermes, l’Instance affirme privilégier la recherche de solutions concertées, estimant que la marginalisation des jeunes professionnels ne peut qu’affaiblir l’ensemble du système de santé.
Autre point régulièrement soulevé : le paiement des indemnités de garde. Selon la Commission, les retards atteindraient, dans certains centres hospitaliers, jusqu’à deux ans avant que ces sommes ne soient versées. Une situation qui, à ses yeux, accentue le malaise et renforce le sentiment de manque de reconnaissance du travail fourni. Pour la Commission nationale, ces difficultés traduisent avant tout une faiblesse du cadre de concertation. L’organisation dénonce un déficit de mécanismes de dialogue structurés ainsi qu’une absence de solutions durables, évoquant une gestion qui gagnerait à être plus sensibles aux réalités du terrain. Ainsi, et sans exclure la possibilité d’actions plus fermes, l’Instance affirme privilégier la recherche de solutions concertées, estimant que la marginalisation des jeunes professionnels ne peut qu’affaiblir l’ensemble du système de santé.
Mobilisation et appel à la concertation
Néanmoins, malgré la fermeté du ton, la Commission nationale réaffirme sa disposition permanente au dialogue. Elle appelle les associations locales d’internes et de résidents à se réunir dans le cadre d’une assemblée générale urgente, afin d’échanger sur la situation actuelle et de coordonner les démarches à venir. L’objectif affiché reste la défense des droits et des conditions de formation, dans un esprit d’unité et de responsabilité collective.
Au-delà des revendications et des suites qui leur seront données, le communiqué de la Commission met en lumière les fragilités d’une catégorie clé du système de santé marocain, souvent en première ligne, mais encore en quête de stabilité professionnelle. En effet, si les revendications portent sur des questions concrètes – salaires, indemnités et conditions de formation –, elles interrogent aussi la qualité du dialogue social dans le secteur. À l’heure où le pays a besoin de renforcer son offre de soins et de fidéliser ses futurs médecins et pharmaciens, la reprise d’un échange constructif entre les autorités et les représentants des internes et des résidents apparaît désormais comme une étape essentielle pour apaiser les tensions et préserver la continuité des services de santé.
Au-delà des revendications et des suites qui leur seront données, le communiqué de la Commission met en lumière les fragilités d’une catégorie clé du système de santé marocain, souvent en première ligne, mais encore en quête de stabilité professionnelle. En effet, si les revendications portent sur des questions concrètes – salaires, indemnités et conditions de formation –, elles interrogent aussi la qualité du dialogue social dans le secteur. À l’heure où le pays a besoin de renforcer son offre de soins et de fidéliser ses futurs médecins et pharmaciens, la reprise d’un échange constructif entre les autorités et les représentants des internes et des résidents apparaît désormais comme une étape essentielle pour apaiser les tensions et préserver la continuité des services de santé.
