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Pénurie d'eau : une nouvelle logique de planification est engagée (Nizar Baraka)

En matière de planification relative aux ressources en eau, le département de tutelle a opté pour une nouvelle approche, partant des provinces et s’appuyant sur des schémas directeurs portant sur l’ensemble des bassins hydrographiques. L’idée, comme l’explique le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, est de changer la façon de faire, en tenant compte de la réalité sur le terrain, au niveau territorial.

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Plus de planification centralisée concernant les ressources en eau. C’est ce qu’a affirmé Nizar Baraka devant les députés de la Chambre des représentants, en affirmant que c’est une nouvelle logique qui encadre désormais cette planification, laquelle consiste à partir des provinces et à établir des schémas directeurs pour l’ensemble des bassins hydrographiques.



«Nous avons introduit une nouvelle approche de planification, dans laquelle le plan national de l’eau n’est plus établi depuis Rabat, mais depuis les provinces, où nous avons mis en place des schémas directeurs pour tous les bassins hydrographiques. L’idée est de changer la façon de faire, et de se fonder sur la réalité qui existe au niveau territorial, pour évaluer les réserves d’eau réellement disponibles et, sur cette base, déterminer le déficit à venir, afin d’adapter l’offre à la demande», a déclaré M. Baraka qui intervenait dans le cadre de la séance hebdomadaire des questions orales.

Et le ministre de poursuivre que cette nouvelle logique permettra de revoir les politiques agricoles au niveau des territoires dans le but d’assurer l’eau à l’agriculture. «Il est vital d’assurer la sécurité hydrique, mais également la sécurité alimentaire», a-t-il insisté, précisant qu’«il est important pour les agriculteurs, lorsqu’ils investissent, de savoir qu’ils auront de l’eau à leur disposition et qu’ils pourront produire et dégager des revenus en retour». L’objectif est donc, dit M. Baraka, de préserver l’eau, mais aussi les revenus des agriculteurs, en particulier des plus petits d’entre eux.



Par ailleurs, le ministre a rappelé les grands projets structurels en cours pour assurer l’approvisionnement en eau potable, grâce notamment au dessalement, dont la production passera de 140 millions de mètres cubes à 1,4 milliard de mètres cubes à l’horizon 2030, ce qui permettra de couvrir 50% des besoins en eau potable, notamment dans les zones côtières où se concentre 70% de la population marocaine. Il a également évoqué la «logique de solidarité» portée actuellement par l’interconnexion des bassins hydrauliques, citant l’exemple de l’interconnexion des bassins du Sebou et du Bouregreg, qui a permis d’alimenter les villes de Rabat et de Casablanca et les localités voisines, et l’interconnexion entre les barrages de Oued El Makhazen et celui de Khroufa, en cours de réalisation cette année, qui assurera l’approvisionnement en eau potable de la ville de Tanger.
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