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Les recommandations du CESE pour de meilleures performances économiques et sociales

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) vient de dévoiler son 12e rapport annuel. Le document relève des points de vigilance concernant la persistance de l’inflation des produits alimentaires, la faible activité de la femme, la performance des investissements et le déficit en personnel médical. En ce qui concerne la tendance haussière des prix des produits alimentaires, le CESE note que cette inflation persistante et multifactorielle exerce une pression sur le pouvoir d’achat des revenus modestes et de la classe moyenne en particulier. L’instance consultative formule ainsi une série de recommandations de nature à contribuer à pallier cette situation.

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Persistance de l’inflation des produits alimentaires et pression sur le pouvoir d’achat, faible activité de la femme, faible rendement des investissements et déficit en personnel médical. Tels sont les grands constats dressés par le Conseil économique, social et environnement dans son 12e rapport annuel rendu public mardi dernier. Dans ce document, les sages du CESE formulent par ailleurs une série de recommandations de nature à améliorer la situation économique et sociale du Royaume.



Ainsi, pour ce qui est de la persistance de l’inflation des produits alimentaires, le Conseil propose de renforcer le contrôle des pratiques anticoncurrentielles, en imposant des mesures à même d’atténuer l’accumulation de marges excessives. Il suggère également de subventionner les intrants agricoles, notamment les semences, les produits phytosanitaires et les aliments de bétail, pour lutter contre l’inflation des produits alimentaires. Une action qui devra être menée parallèlement à l’accélération de la réforme des marchés de gros en adoptant un dispositif ouvert à la concurrence.

Promotion de la qualité et efficacité de l’investissement

S’agissant du volet relatif à la promotion de la qualité et l’efficacité de l’investissement, le CESE préconise de garantir un suivi rigoureux de la mise en œuvre des actions prévues, jusqu’au niveau territorial le plus fin. Il conseille également d’assurer une cohérence et une synergie entre les objectifs et dispositifs de la Charte de l’investissement et ceux du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. Les sages du CESE recommandent par ailleurs d’impliquer davantage les représentants des TPME et les entrepreneurs individuels dans la formulation et la mise à jour des politiques et mécanismes de promotion de l’investissement.

En ce qui concerne l’autonomisation économique des femmes marocaines, une série de recommandations sont émises pour atteindre cet objectif, parmi celles-ci il y a lieu de citer la nécessité d’alléger les responsabilités pesant sur les femmes en termes de charges familiales et l’importance d’instaurer un revenu minimal ou des sources de financement adaptées à la situation des femmes au foyer. Le Conseil souligne par ailleurs l’impératif de préserver les droits économiques des femmes et leur protection contre toutes discriminations et plaide pour la réduction des écarts de salaires hommes-femmes dans le secteur privé. Il recommande par ailleurs de promouvoir et valoriser l’entrepreneuriat des femmes au Maroc en veillant notamment à faciliter l’accès des femmes au financement de leurs activités et leur accès au foncier.

Dessalement de l’eau de mer et stress hydrique

S’agissant du volet relatif au dessalement de l’eau de mer et au stress hydrique, le Conseil estime que face à la succession des années de sécheresse, il est devenu impératif de développer un plan national de sécheresse, sur la base d’un système d’alerte précoce, compilant des données agrométéorologiques et hydrologiques en temps réel. Il considère qu’il est également nécessaire de mettre en place un mécanisme institutionnel d’arbitrage et de coordination en période de sécheresse. Ceci parallèlement à la création d’un organe indépendant, qui serait chargé, dans une logique de gestion intégrée, des ressources hydriques. Il est en outre recommandé d’accélérer le programme de mobilisation des eaux non conventionnelles, ce qui nécessitera de renforcer les capacités des collectivités territoriales en matière de collecte et de traitement des eaux usées.

Enfin, le Conseil économique, social et environnemental recommande, pour pallier la pénurie des professionnels de santé au Maroc, de renforcer les opportunités de rotation et de mobilité des professionnels de santé dans les territoires sous-dotés. L’instance consultative propose par ailleurs d’instaurer un système d’augmentation progressive et systématique des salaires des professionnels de santé, combinée à une rémunération axée sur la performance pour favoriser leur maintien au Maroc. Il est également suggéré de renforcer les capacités et compétences des professionnels déjà en exercice, à travers la création de passerelles entre les métiers pour offrir des possibilités d’évolution professionnelle, et d’élargir le système d’équivalence entre les diplômes d’État et les certificats délivrés par les écoles privées, en particulier pour les infirmiers.