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PLF 2024 : le dialogue social et la négociation collective, priorités du ministère de l'Emploi

Au cours de l’année 2024, le nombre de bénéficiaires du programme «Taehil» passera à 38.000 bénéficiaires au lieu de 34.000 en 2023 et le nombre des personnes intégrées à l’aide de contrats passera à 160.000 au cours de la même année, au lieu de 140.000 en 2023.

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L’année 2024 sera marquée par la promotion du dialogue social et la négociation collective, a indiqué mercredi le ministre de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences, Younes Sekkouri. Lors de la présentation du projet de budget de son département devant la Commission des secteurs sociaux à la Chambre des représentants, M. Sekkouri a souligné la nécessité de poursuivre les cycles de dialogue social national dans le secteur privé, de suivre les engagements de l’accord social tripartite du 25 avril, de promouvoir la négociation collective, ainsi que d’assurer la poursuite de la mise en œuvre de la Charte nationale du dialogue social 2022.



La poursuite de la mise en œuvre des recommandations de l’accord social du 30 avril 2022 se fera grâce au travail de l’Observatoire national du dialogue social, qui s’occupera de la production d’indicateurs, l’actualisation des données, ainsi que la coordination lors de l’élaboration du rapport annuel sur le climat social, outre la collecte et l’analyse des difficultés existant dans le cadre des négociations collectives émises par les organisations syndicales de salariés ou les organisations professionnelles des employeurs, a-t-il dit. Concernant l’accélération du rythme des programmes volontaires d’emploi et des services d’aide à l’inclusion, le ministre a fait savoir qu’au cours de l’année 2024, le nombre de bénéficiaires du programme «Taehil» passera à 38.000 bénéficiaires au lieu de 34.000 en 2023 et le nombre des personnes intégrées à l’aide de contrats passera à 160.000 au cours de la même année, au lieu de 140.000 en 2023.



Le ministre a, en outre, relevé que son département entamera la mise en œuvre des textes réglementaires liés à la loi 60.17 relative à l’organisation de la formation continue à travers le projet de conception d’une structure administrative chargée de gérer la formation continue et de préparer les procédures relatives à la certification des acquis de l’expérience professionnelle et du bilan des compétences, ainsi que de la préparation du système d’information relatif à la formation continue, en plus de mener des consultations en vue d’élaborer une proposition visant l’instauration d’un nouveau système de gouvernance et de gestion de ladite formation.

Par ailleurs, M. Sekkouri a indiqué que l’offre de formation professionnelle dans le monde rural sera renforcée, à travers la création de villages dédiés au soutien et à l’accompagnement dans les zones rurales et semi-urbaines, avec un budget de 40 millions de dirhams (MDH) environ, faisant remarquer que ces villages visent la formation par la progression professionnelle pour l’emploi, l’orientation, l’accompagnement à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes, en leur offrant l’aide nécessaire pour construire leur projet personnel, ainsi qu’en accompagnant les jeunes qualifiés vers l’auto-emploi.

S’agissant des crédits alloués au ministère au titre de l’exercice 2024, le ministre a indiqué qu’ils s’élèvent à 2,63 milliards de dirhams (MMDH, 2.635.270.000), en hausse de 6,8% par rapport à l’année 2023, notant que les dotations allouées au secteur de l’inclusion économique et de l’entreprise s’élèvent à 885 MDH (885.689.000), en hausse de 4,48%, tandis qu’un montant de 1,749 MMDH (1.749.581.000) a été alloué au secteur de la formation professionnelle, en augmentation de 7,79%.

Évoquant les réalisations du ministère au cours de l’année 2023, M. Sekkouri a mis en exergue le bilan de l’inspection du travail, faisant savoir qu’elle s’est penchée sur le contrôle des conditions de travail décentes dans les secteurs de l’agriculture, de l’artisanat, du textile, du bâtiment et travaux publics (BTP), de l’industrie automobile et des activités connexes, outre les secteurs de l’enseignement privé, des professions libérales, des cafés et restaurants, et des agences d’emploi privées. Et de poursuivre que les conditions de travail décentes dans le secteur du gardiennage ont également fait objet de contrôle, où 789 succursales de 328 entreprises ont été contrôlées et 7.532 observations ont été enregistrées, dont 4.589 observations liées aux salaires. Le nombre total de visites de contrôle réalisées sur les conditions de travail décentes s’élève à 34.694 visites, tandis que le nombre total de notices éditées a atteint 107 notices, et le nombre total de notes enregistrées a atteint 287.333 notes, a-t-il dit.