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Rachid Talbi Alami réélu président de la Chambre des représentants

Rachid Talbi Alami du Rassemblement National des Indépendants (RNI) a été réélu vendredi à la tête de la Chambre des représentants avec 264 voix contre 23 pour le candidat du Parti Justice et Développement (PJD), Abdellah Bouanou.

Sans surprise, Rachid Talbi Alami, candidat du RNI, a conservé son poste à la tête de la Chambre des représentants. Dans un face à face avec le président du groupement parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, l’actuel président de la Chambre s’est adjugé le vote de 264 parlementaires contre 23 seulement pour son adversaire. À l’issue de cette séance de vote, quelque 37 voix ont été annulées a annoncé le parlementaire du Parti de l’Istiqlal (PI), Hamdi Ould Rachid, qui présidait exceptionnellement cette séance en sa qualité de membre le plus âgé.



Intervenant à cette occasion, le parlementaire du PJD, Abdessamad Haikar, a exigé l’annulation des voix exprimées en langue française. Selon le parlementaire de l’opposition, le vote doit se faire dans les deux langues nationales, à savoir l’arabe et l’amazigh. «Un précédent avait eu lieu en 2013», a assuré le parlementaire qui a rappelé que ces voix avaient été annulées à l’époque. «Les 10 voix en question ne vont pas changer l’issue de ces élections, mais leur annulation est une victoire pour nous tous», a-t-il soutenu.

Prenant la parole après l’annonce des résultats, «l’ancien-nouveau» président de la Chambre des représentants a tenu, de son coté, à remercier les parlementaires de la majorité et de l’opposition, rappelant dans ce sens qu’il est le président de l’ensemble de la Chambre, comme le stipulent la Constitution et le règlement intérieur de la Chambre.

À rappeler que cette session, dont les travaux se sont officiellement ouverts vendredi, sera marquée par d’importantes échéances de contrôle et d’évaluation. En effet, le Chef du gouvernement sera invité à présenter le bilan d’étape de l’action gouvernementale devant le Parlement en vertu des dispositions de l’article 101 de la Constitution, ce qui constitue un momentum politique et constitutionnel exceptionnel et un exercice démocratique et de communication durant cette session qui reflète la maturité de la pratique parlementaire marocaine et l’interaction constructive entre les pouvoirs exécutif et législatif. Il s’agit également d’une opportunité pour informer l’opinion publique nationale des réalisations du gouvernement et du degré de satisfaction des engagements contenus dans le programme gouvernemental, en tant que base contractuelle avec les citoyens.

En ce qui concerne le volet législatif, la session parlementaire d’avril planchera sur des textes à caractère prioritaire qui feront assurément l’objet d’un large débat sociétal, en particulier la réforme du Code de la famille, les lois liées au système judiciaire ainsi que le projet de loi organique déterminant les conditions et les modalités de l'exercice du droit de grève.

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