Cette rencontre, organisée en partenariat avec l'Université Naïf arabe des sciences de sécurité, s'inscrit dans une stratégie de diplomatie sportive assumée, alors que le Royaume achève l'organisation de la CAN 2025 et se prépare à co-accueillir la Coupe du monde 2030 avec l'Espagne et le Portugal.
Le choix de Rabat comme siège du symposium international sur la sécurité des grands événements ne doit rien au hasard. Khalid Bin Abdul Aziz Al Harash, représentant de l'Université Naïf, a qualifié la capitale marocaine de «ville des lumières, capitale de l'ouverture, de l'histoire, de la culture africaine et du monde islamique». Cette désignation reflète une réalité géopolitique : le Maroc occupe une position charnière entre l'Afrique, le monde arabe et l'Europe, une situation qui en fait un interlocuteur privilégié sur les questions de sécurité régionale.
L'événement constitue, selon M. Al Harash, «la première activité du programme annuel de l'Université Naïf pour l'année 2026», soulignant ainsi la priorité accordée à cette thématique par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur. Il a précisé que ce forum s'inscrivait «dans le cadre d'un partenariat stratégique solide ayant déjà donné lieu à de nombreuses recherches, études et recommandations au service des institutions sécuritaires et judiciaires du monde arabe». Cette continuité institutionnelle confère au Maroc un rôle de catalyseur dans la production de normes sécuritaires régionales.
Le choix de Rabat comme siège du symposium international sur la sécurité des grands événements ne doit rien au hasard. Khalid Bin Abdul Aziz Al Harash, représentant de l'Université Naïf, a qualifié la capitale marocaine de «ville des lumières, capitale de l'ouverture, de l'histoire, de la culture africaine et du monde islamique». Cette désignation reflète une réalité géopolitique : le Maroc occupe une position charnière entre l'Afrique, le monde arabe et l'Europe, une situation qui en fait un interlocuteur privilégié sur les questions de sécurité régionale.
L'événement constitue, selon M. Al Harash, «la première activité du programme annuel de l'Université Naïf pour l'année 2026», soulignant ainsi la priorité accordée à cette thématique par le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur. Il a précisé que ce forum s'inscrivait «dans le cadre d'un partenariat stratégique solide ayant déjà donné lieu à de nombreuses recherches, études et recommandations au service des institutions sécuritaires et judiciaires du monde arabe». Cette continuité institutionnelle confère au Maroc un rôle de catalyseur dans la production de normes sécuritaires régionales.
Une reconnaissance onusienne du modèle marocain
Guadalupe Megre, directrice du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme a exprimé sans détour l'intérêt de son organisation pour l'expérience marocaine. «La Coupe d'Afrique des nations actuellement organisée au Maroc démontre de manière éclatante l'expertise et la capacité du Royaume à concevoir, gérer et sécuriser des événements sportifs de grande envergure», a-t-elle déclaré. La responsable onusienne a révélé que l'UNOCT était «particulièrement enthousiaste à l'idée d'élargir ce partenariat avec le Royaume du Maroc, qui accueille l'un des bureaux les plus actifs de l'UNOCT, afin d'y intégrer pleinement le domaine du sport». Cette annonce traduit une volonté d'institutionnaliser la coopération, transformant le Maroc en plateforme régionale pour la diffusion des standards onusiens en matière de sécurité sportive. Elle a également souligné que le Royaume «incarne aujourd'hui la manière dont le sport et la diplomatie peuvent œuvrer conjointement au service de la paix, du développement et de la sécurité». Cette formulation inscrit l'action marocaine dans une logique de soft power, où la capacité organisationnelle devient un instrument d'influence géopolitique.
Le hub arabo-africain de l'expertise sécuritaire
Pour sa part, M. Al Harash a situé le symposium dans «le cadre du Programme mondial pour la sécurité des grands événements sportifs, qui vise à promouvoir le sport et ses valeurs comme outil de prévention de l'extrémisme violent». Il a explicité l'objectif : «Renforcer la conscience des États membres face aux menaces liées au terrorisme dans le contexte des manifestations sportives internationales». Le Maroc se positionne ainsi comme un laboratoire où s'élaborent des réponses opérationnelles transférables à d'autres pays de la région.
Le représentant de l'Université Naïf a insisté sur la dimension stratégique de cette coopération : «Le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur a accordé une attention particulière à ces questions, en élaborant plusieurs stratégies et plans visant à assurer la sécurité des infrastructures sportives et des foules, et à renforcer la prévention et la vigilance. Ce forum constitue l'un des aboutissements concrets de ces stratégies». Cette filiation institutionnelle confère au symposium de Rabat une légitimité qui dépasse le cadre bilatéral pour s'inscrire dans une gouvernance régionale.
La participation de la Confédération africaine de football et de la Commission de l'Union africaine renforce la dimension continentale de l'événement. Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, a d'ailleurs rappelé que «près d'un milliard» de personnes avaient suivi la cérémonie d'ouverture de la CAN 2025, un chiffre qui illustre la portée médiatique et symbolique de ces compétitions pour le continent africain.
Le représentant de l'Université Naïf a insisté sur la dimension stratégique de cette coopération : «Le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur a accordé une attention particulière à ces questions, en élaborant plusieurs stratégies et plans visant à assurer la sécurité des infrastructures sportives et des foules, et à renforcer la prévention et la vigilance. Ce forum constitue l'un des aboutissements concrets de ces stratégies». Cette filiation institutionnelle confère au symposium de Rabat une légitimité qui dépasse le cadre bilatéral pour s'inscrire dans une gouvernance régionale.
La participation de la Confédération africaine de football et de la Commission de l'Union africaine renforce la dimension continentale de l'événement. Abdellatif Ouahbi, ministre de la Justice, a d'ailleurs rappelé que «près d'un milliard» de personnes avaient suivi la cérémonie d'ouverture de la CAN 2025, un chiffre qui illustre la portée médiatique et symbolique de ces compétitions pour le continent africain.
La diplomatie sportive comme levier de rayonnement
Zitouni El Haïl, directeur de la Sécurité publique à la DGSN, a clairement formulé l'ambition marocaine : «Consacrer le Maroc comme une destination sûre, fiable et crédible pour l'accueil des plus grandes compétitions sportives internationales». Cette déclaration assume une stratégie de différenciation compétitive sur le marché mondial des événements sportifs, un secteur où l'Afrique et le monde arabe cherchent à accroître leur présence.
Houssine Kodad, secrétaire général du ministère de l'Éducation nationale, du préscolaire et des sports, a inscrit cette dynamique dans une continuité historique : «Sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, le secteur sportif au Maroc a connu des transformations structurelles profondes et des réalisations historiques. Le Royaume a fait le choix stratégique de placer le sport au cœur de son projet de développement». Il a énuméré les succès récents de la sélection nationale : «L'exploit historique de l'équipe nationale lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, avec une qualification en demi-finale – une première pour un pays arabe et africain – les succès de la sélection des moins de 23 ans aux Jeux olympiques, la qualification de l'équipe nationale des moins de 20 ans à la Coupe du monde des jeunes 2025». Ces performances sportives alimentent un récit de puissance émergente qui transcende le terrain pour irriguer l'ensemble de la diplomatie marocaine.
Houssine Kodad, secrétaire général du ministère de l'Éducation nationale, du préscolaire et des sports, a inscrit cette dynamique dans une continuité historique : «Sous la conduite éclairée de S.M. le Roi Mohammed VI, le secteur sportif au Maroc a connu des transformations structurelles profondes et des réalisations historiques. Le Royaume a fait le choix stratégique de placer le sport au cœur de son projet de développement». Il a énuméré les succès récents de la sélection nationale : «L'exploit historique de l'équipe nationale lors de la Coupe du monde 2022 au Qatar, avec une qualification en demi-finale – une première pour un pays arabe et africain – les succès de la sélection des moins de 23 ans aux Jeux olympiques, la qualification de l'équipe nationale des moins de 20 ans à la Coupe du monde des jeunes 2025». Ces performances sportives alimentent un récit de puissance émergente qui transcende le terrain pour irriguer l'ensemble de la diplomatie marocaine.
Un partage d'expertise assumé
Hicham Balaoui, procureur général du Roi, a explicitement proposé de «partager cette expérience avec les pays frères et amis qui souhaitent s'en inspirer». Cette ouverture ne relève pas d'une posture rhétorique. Elle s'appuie sur la participation au symposium de responsables de la justice, de l'intérieur et de la sécurité de différents pays, venus observer et évaluer le modèle marocain.
Le général Driss Amejrar, de la Gendarmerie Royale, a rappelé l'importance de «la coopération avec l'ensemble des partenaires nationaux et internationaux afin d'élever continuellement le niveau de sécurité des manifestations sportives majeures». Il a souligné que la Gendarmerie agissait «en coordination étroite avec les mécanismes nationaux et internationaux, dans le respect du principe de complémentarité des compétences et des rôles, selon des protocoles clairement établis».
Cette approche collaborative trouve sa traduction concrète dans les ratifications internationales. M. Kodad a mentionné «la ratification de la Convention du Conseil de l'Europe sur la sécurité, la sûreté et les services lors des manifestations sportives», un engagement qui aligne les pratiques marocaines sur les standards européens et facilite les transferts d'expertise dans les deux sens.
Le général Driss Amejrar, de la Gendarmerie Royale, a rappelé l'importance de «la coopération avec l'ensemble des partenaires nationaux et internationaux afin d'élever continuellement le niveau de sécurité des manifestations sportives majeures». Il a souligné que la Gendarmerie agissait «en coordination étroite avec les mécanismes nationaux et internationaux, dans le respect du principe de complémentarité des compétences et des rôles, selon des protocoles clairement établis».
Cette approche collaborative trouve sa traduction concrète dans les ratifications internationales. M. Kodad a mentionné «la ratification de la Convention du Conseil de l'Europe sur la sécurité, la sûreté et les services lors des manifestations sportives», un engagement qui aligne les pratiques marocaines sur les standards européens et facilite les transferts d'expertise dans les deux sens.
L'horizon 2030 comme catalyseur stratégique
La perspective de la Coupe du monde 2030, co-organisée avec l'Espagne et le Portugal, agit comme un accélérateur de reconnaissance internationale. M. Al Harash a salué «le choix de cette période, qui coïncide avec l'organisation remarquable de la Coupe d'Afrique, saluée unanimement par tous», établissant un lien direct entre réussite organisationnelle et crédibilité géopolitique. Mounir El Mountassir Billah, secrétaire général du CSPJ, a formulé l'ambition avec une clarté programmatique : «À l'approche de l'échéance mondiale de 2030, le Maroc est pleinement conscient de l'ampleur du défi. Ce qui restera, au-delà de l'organisation technique, c'est l'image que nous donnerons du sport comme passerelle entre les peuples, des stades comme espaces de joie partagée.»
La directrice de l'UNOCT a abondé dans le même sens, affirmant que «le Royaume du Maroc incarne aujourd'hui la manière dont le sport et la diplomatie peuvent œuvrer conjointement au service de la paix, du développement et de la sécurité. En accueillant des tournois de niveau mondial et en se préparant à la Coupe du monde de la FIFA 2030, organisée avec l'Espagne et le Portugal, le Maroc démontre une préparation solide et un leadership affirmé en matière de diplomatie sportive».
La directrice de l'UNOCT a abondé dans le même sens, affirmant que «le Royaume du Maroc incarne aujourd'hui la manière dont le sport et la diplomatie peuvent œuvrer conjointement au service de la paix, du développement et de la sécurité. En accueillant des tournois de niveau mondial et en se préparant à la Coupe du monde de la FIFA 2030, organisée avec l'Espagne et le Portugal, le Maroc démontre une préparation solide et un leadership affirmé en matière de diplomatie sportive».
