Des chercheurs espagnols ont réussi, pour la première fois, à éliminer complètement chez la souris l’adénocarcinome canalaire du pancréas, la forme la plus courante et la plus agressive de ce cancer. Cette avancée scientifique repose sur une thérapie combinant trois médicaments agissant simultanément sur des mécanismes clés de la maladie, a annoncé le Centre national espagnol de recherches oncologiques, le CNIO.
Les travaux ont été menés par l’équipe dirigée par le biologiste moléculaire Mariano Barbacid, figure internationale de la recherche sur le cancer, et publiés dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Ils portent sur un cancer réputé pour sa létalité et sa résistance aux traitements, souvent diagnostiqué à un stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont limitées.
L’adénocarcinome canalaire du pancréas représente la majorité des cancers de cet organe. Il se caractérise par une évolution silencieuse et un pronostic particulièrement sombre. Les données médicales indiquent qu’à peine 5 % des patients survivent cinq ans après le diagnostic. En Espagne, plus de 10.300 nouveaux cas sont recensés chaque année, et jusqu’à présent, aucune thérapie ciblée n’avait permis d’obtenir des résultats durables.
La stratégie développée par l’équipe espagnole repose sur une approche combinée visant à bloquer, en même temps, plusieurs voies biologiques essentielles à la croissance de la tumeur et à sa capacité à résister aux traitements. Concrètement, les chercheurs ont ciblé trois protéines clés impliquées dans la prolifération des cellules cancéreuses et dans les mécanismes de contournement thérapeutique, responsables des rechutes fréquentes observées avec les traitements classiques.
Cette trithérapie a été testée sur des souris greffées avec des cellules cancéreuses humaines, un modèle expérimental couramment utilisé pour reproduire le comportement des tumeurs chez l’homme. Selon les résultats communiqués par le CNIO, le traitement a entraîné une rémission complète et durable chez la majorité des animaux traités. Aucun signe de rechute n’a été observé sur la durée du suivi, et aucun effet secondaire indésirable significatif n’a été relevé.
L’un des apports majeurs de cette étude réside dans sa capacité à bloquer l’apparition de résistances, principal obstacle dans le traitement du cancer du pancréas. En ciblant simultanément plusieurs mécanismes vitaux de la cellule tumorale, la thérapie empêche le cancer de s’adapter et de réactiver des voies de survie alternatives, un phénomène fréquent avec les traitements administrés isolément.
Les chercheurs soulignent toutefois que ces résultats relèvent encore du stade préclinique. Les expériences ont été conduites sur des modèles animaux, une étape indispensable avant toute application chez l’être humain. Les prochaines phases de la recherche porteront sur l’optimisation de la stratégie, son évaluation sur d’autres modèles expérimentaux et l’étude approfondie de la tolérance des médicaments utilisés.
Le CNIO indique également que le lancement d’essais cliniques chez l’homme dépendra de la mobilisation de financements spécifiques et du renforcement des collaborations avec les hôpitaux. Ces partenariats seront nécessaires pour identifier, à terme, les patients susceptibles de bénéficier de cette approche thérapeutique innovante.
Sans constituer à ce stade un traitement disponible en pratique clinique, cette étude apporte une démonstration scientifique solide qu’il est possible de neutraliser les mécanismes de résistance du cancer du pancréas. Elle ouvre une perspective nouvelle pour la recherche contre l’un des cancers les plus difficiles à traiter et marque une étape importante dans la compréhension et la prise en charge future de cette maladie.
Les travaux ont été menés par l’équipe dirigée par le biologiste moléculaire Mariano Barbacid, figure internationale de la recherche sur le cancer, et publiés dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS). Ils portent sur un cancer réputé pour sa létalité et sa résistance aux traitements, souvent diagnostiqué à un stade avancé, lorsque les options thérapeutiques sont limitées.
L’adénocarcinome canalaire du pancréas représente la majorité des cancers de cet organe. Il se caractérise par une évolution silencieuse et un pronostic particulièrement sombre. Les données médicales indiquent qu’à peine 5 % des patients survivent cinq ans après le diagnostic. En Espagne, plus de 10.300 nouveaux cas sont recensés chaque année, et jusqu’à présent, aucune thérapie ciblée n’avait permis d’obtenir des résultats durables.
La stratégie développée par l’équipe espagnole repose sur une approche combinée visant à bloquer, en même temps, plusieurs voies biologiques essentielles à la croissance de la tumeur et à sa capacité à résister aux traitements. Concrètement, les chercheurs ont ciblé trois protéines clés impliquées dans la prolifération des cellules cancéreuses et dans les mécanismes de contournement thérapeutique, responsables des rechutes fréquentes observées avec les traitements classiques.
Cette trithérapie a été testée sur des souris greffées avec des cellules cancéreuses humaines, un modèle expérimental couramment utilisé pour reproduire le comportement des tumeurs chez l’homme. Selon les résultats communiqués par le CNIO, le traitement a entraîné une rémission complète et durable chez la majorité des animaux traités. Aucun signe de rechute n’a été observé sur la durée du suivi, et aucun effet secondaire indésirable significatif n’a été relevé.
L’un des apports majeurs de cette étude réside dans sa capacité à bloquer l’apparition de résistances, principal obstacle dans le traitement du cancer du pancréas. En ciblant simultanément plusieurs mécanismes vitaux de la cellule tumorale, la thérapie empêche le cancer de s’adapter et de réactiver des voies de survie alternatives, un phénomène fréquent avec les traitements administrés isolément.
Les chercheurs soulignent toutefois que ces résultats relèvent encore du stade préclinique. Les expériences ont été conduites sur des modèles animaux, une étape indispensable avant toute application chez l’être humain. Les prochaines phases de la recherche porteront sur l’optimisation de la stratégie, son évaluation sur d’autres modèles expérimentaux et l’étude approfondie de la tolérance des médicaments utilisés.
Le CNIO indique également que le lancement d’essais cliniques chez l’homme dépendra de la mobilisation de financements spécifiques et du renforcement des collaborations avec les hôpitaux. Ces partenariats seront nécessaires pour identifier, à terme, les patients susceptibles de bénéficier de cette approche thérapeutique innovante.
Sans constituer à ce stade un traitement disponible en pratique clinique, cette étude apporte une démonstration scientifique solide qu’il est possible de neutraliser les mécanismes de résistance du cancer du pancréas. Elle ouvre une perspective nouvelle pour la recherche contre l’un des cancers les plus difficiles à traiter et marque une étape importante dans la compréhension et la prise en charge future de cette maladie.
