De plus en plus d’enfants sont aujourd’hui concernés par le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), un diagnostic qui dépasse largement la sphère médicale pour s’inviter dans le quotidien familial, scolaire et émotionnel. Difficultés de concentration, agitation, impulsivité, fatigue mentale... autant de manifestations qui amènent les parents à chercher des réponses au-delà des traitements classiques. Parmi les pistes explorées, l’alimentation occupe désormais une place centrale.
Car ce que mange un enfant n’est jamais anodin pour son cerveau, encore plus lorsqu’il s’agit d’un enfant TDAH. Comme l’explique Chafika Bendjennat, coach santé intégrative et spécialiste en fertilité et parentalité, «le cerveau d’un enfant TDAH est particulièrement sensible aux variations biochimiques liées à son alimentation». Elle souligne que l’alimentation agit directement sur la production et la régulation de neurotransmetteurs clés, notamment la dopamine et la noradrénaline, «essentiels à l’attention, à la motivation et à la gestion émotionnelle».
Cette approche est aujourd’hui confortée par la recherche scientifique. «Plusieurs études internationales l’ont confirmé», rappelle-t-elle, évoquant notamment une méta-analyse publiée dans «The Lancet» montrant qu’un ajustement alimentaire peut réduire certains comportements d’hyperactivité. D’autres travaux ont mis en évidence la sensibilité de certains enfants aux colorants et additifs alimentaires, avec «une amélioration notable des symptômes lorsqu’ils sont supprimés de l’alimentation». Des recherches menées en Espagne vont dans le même sens, associant une alimentation de type méditerranéen, riche en fruits, légumes et oméga-3, à moins de troubles de l’attention chez les adolescents. Pour autant, précise la spécialiste, «ces résultats ne signifient pas que l’alimentation soit la cause du TDAH, mais qu’elle peut influencer l’intensité et la gestion des symptômes», surtout lorsqu’elle s’inscrit dans un accompagnement global.
Dans le quotidien des familles, certains comportements se révèlent particulièrement sensibles à l’alimentation. «La distractibilité, la fatigue mentale, l’impulsivité et les sautes d’humeur sont les plus concernées», observe Chafika Bendjennat. Elle explique que de nombreux enfants qui alternent agitation et épuisement présentent en réalité une instabilité glycémique : «quand le taux de sucre dans le sang fluctue trop vite, le cerveau manque d’énergie, ce qui entraîne irritabilité et baisse de l’attention». À l’inverse, «quand on stabilise la qualité et la régularité des repas, les parents remarquent souvent des changements dès les premières semaines : plus de calme, meilleure concentration et moins de crises».
L’alimentation ne se pose toutefois pas en alternative aux traitements médicaux. «Elle n’a pas vocation à remplacer un traitement, mais elle agit en synergie», insiste la coach santé. Là où les médicaments régulent ponctuellement les neurotransmetteurs, «la nutrition fournit les éléments nécessaires à leur production naturelle sur le long terme». Cette complémentarité permet souvent d’obtenir des résultats plus durables : «le sommeil s’améliore, les émotions se régulent et l’efficacité du traitement est renforcée», sans perturber la prise en charge médicale ou scolaire.
La question des carences revient également fréquemment chez les enfants TDAH. «Oui, ils présentent souvent des carences, mais pas toujours d’origine médicale», précise-t-elle. Une alimentation riche en produits sucrés et pauvre en nutriments peut conduire, avec le temps, à des déficits en zinc, fer, magnésium ou vitamine D, tous essentiels au bon fonctionnement cérébral. «Le rôle du coach santé est d’aider la famille à corriger progressivement l’alimentation pour combler ces manques naturellement, avant même d’envisager une supplémentation», celle-ci devant toujours être encadrée par le pédiatre.
Les pièges alimentaires les plus fréquents restent les produits ultra-transformés. «Ils contiennent des colorants, des exhausteurs de goût et des sucres cachés qui sur-stimulent le cerveau et déstabilisent la glycémie», alerte-t-elle. Biscuits industriels, céréales sucrées, sodas ou goûters d’anniversaire entretiennent «une excitation artificielle suivie d’une chute d’énergie». Pour la spécialiste, «l’objectif n’est pas d’interdire, mais d’éduquer au plaisir raisonné», y compris au sein des établissements scolaires.
Avec le temps, les bénéfices deviennent tangibles. «Les effets observés au fil des semaines sont concrets», souligne Chafika Bendjennat : meilleure concentration, diminution de l’agitation, sommeil plus profond et plus grande stabilité émotionnelle. Et de conclure : «l’alimentation ne guérit pas le TDAH, mais elle crée les conditions d’un meilleur équilibre cérébral et comportemental». Un levier puissant qui, bien souvent, apaise non seulement l’enfant, mais aussi toute la dynamique familiale.
Car ce que mange un enfant n’est jamais anodin pour son cerveau, encore plus lorsqu’il s’agit d’un enfant TDAH. Comme l’explique Chafika Bendjennat, coach santé intégrative et spécialiste en fertilité et parentalité, «le cerveau d’un enfant TDAH est particulièrement sensible aux variations biochimiques liées à son alimentation». Elle souligne que l’alimentation agit directement sur la production et la régulation de neurotransmetteurs clés, notamment la dopamine et la noradrénaline, «essentiels à l’attention, à la motivation et à la gestion émotionnelle».
Cette approche est aujourd’hui confortée par la recherche scientifique. «Plusieurs études internationales l’ont confirmé», rappelle-t-elle, évoquant notamment une méta-analyse publiée dans «The Lancet» montrant qu’un ajustement alimentaire peut réduire certains comportements d’hyperactivité. D’autres travaux ont mis en évidence la sensibilité de certains enfants aux colorants et additifs alimentaires, avec «une amélioration notable des symptômes lorsqu’ils sont supprimés de l’alimentation». Des recherches menées en Espagne vont dans le même sens, associant une alimentation de type méditerranéen, riche en fruits, légumes et oméga-3, à moins de troubles de l’attention chez les adolescents. Pour autant, précise la spécialiste, «ces résultats ne signifient pas que l’alimentation soit la cause du TDAH, mais qu’elle peut influencer l’intensité et la gestion des symptômes», surtout lorsqu’elle s’inscrit dans un accompagnement global.
Dans le quotidien des familles, certains comportements se révèlent particulièrement sensibles à l’alimentation. «La distractibilité, la fatigue mentale, l’impulsivité et les sautes d’humeur sont les plus concernées», observe Chafika Bendjennat. Elle explique que de nombreux enfants qui alternent agitation et épuisement présentent en réalité une instabilité glycémique : «quand le taux de sucre dans le sang fluctue trop vite, le cerveau manque d’énergie, ce qui entraîne irritabilité et baisse de l’attention». À l’inverse, «quand on stabilise la qualité et la régularité des repas, les parents remarquent souvent des changements dès les premières semaines : plus de calme, meilleure concentration et moins de crises».
L’alimentation ne se pose toutefois pas en alternative aux traitements médicaux. «Elle n’a pas vocation à remplacer un traitement, mais elle agit en synergie», insiste la coach santé. Là où les médicaments régulent ponctuellement les neurotransmetteurs, «la nutrition fournit les éléments nécessaires à leur production naturelle sur le long terme». Cette complémentarité permet souvent d’obtenir des résultats plus durables : «le sommeil s’améliore, les émotions se régulent et l’efficacité du traitement est renforcée», sans perturber la prise en charge médicale ou scolaire.
La question des carences revient également fréquemment chez les enfants TDAH. «Oui, ils présentent souvent des carences, mais pas toujours d’origine médicale», précise-t-elle. Une alimentation riche en produits sucrés et pauvre en nutriments peut conduire, avec le temps, à des déficits en zinc, fer, magnésium ou vitamine D, tous essentiels au bon fonctionnement cérébral. «Le rôle du coach santé est d’aider la famille à corriger progressivement l’alimentation pour combler ces manques naturellement, avant même d’envisager une supplémentation», celle-ci devant toujours être encadrée par le pédiatre.
Les pièges alimentaires les plus fréquents restent les produits ultra-transformés. «Ils contiennent des colorants, des exhausteurs de goût et des sucres cachés qui sur-stimulent le cerveau et déstabilisent la glycémie», alerte-t-elle. Biscuits industriels, céréales sucrées, sodas ou goûters d’anniversaire entretiennent «une excitation artificielle suivie d’une chute d’énergie». Pour la spécialiste, «l’objectif n’est pas d’interdire, mais d’éduquer au plaisir raisonné», y compris au sein des établissements scolaires.
Avec le temps, les bénéfices deviennent tangibles. «Les effets observés au fil des semaines sont concrets», souligne Chafika Bendjennat : meilleure concentration, diminution de l’agitation, sommeil plus profond et plus grande stabilité émotionnelle. Et de conclure : «l’alimentation ne guérit pas le TDAH, mais elle crée les conditions d’un meilleur équilibre cérébral et comportemental». Un levier puissant qui, bien souvent, apaise non seulement l’enfant, mais aussi toute la dynamique familiale.
