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Lions de l'Atlas : les principaux enseignements de la trêve internationale de mars

Censés marquer un nouveau départ pour les Lions de l’Atlas après la déconvenue de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, les matchs amicaux contre l’Angola et la Mauritanie ont de nouveau mis au jour un des principaux maux de l’équipe nationale : l’inefficacité offensive. Malgré le calibre des joueurs alignés par Walid Regragui, le Lions étaient incapables de trouver des solutions. En plus du manque de réalisme, le coaching de Walid Regragui ne rassure plus et se trouve désormais au cœur des critiques.

Soufiane Rahimi après une occasion ratée contre la Mauritanie.                                       Ph. Seddik
Soufiane Rahimi après une occasion ratée contre la Mauritanie. Ph. Seddik
Décevante lors de la Coupe d’Afrique 2023 en Côte d’Ivoire, l’équipe nationale l’a de nouveau été lors de sa sortie internationale du mois de mars contre l’Angola et la Mauritanie. Après une victoire étriquée (1-0) contre les Palancas Negras, vendredi dernier, les hommes de Walid Regragui ont été accrochés par la Mauritanie (0-0), mardi. Deux équipes pourtant prenables sur le papier pour les demi-finalistes de la dernière Coupe du monde au Qatar.

Lorsqu’on analyse la performance de l’équipe lors de ces deux matchs, on se rend compte que le problème du manque d’efficacité continue d’être un des principaux maux dont souffre le groupe. Malgré la monopolisation de la balle et la présence de nouveaux éléments de gros calibre à l’image du madrilène, Brahim Diaz, en milieu de terrain, et Eliesse Ben Seghir, sur le flanc gauche, l’équipe n’a pas réussi à trouver des solutions pour faire sauter les verrous défensifs, surtout lors du match contre les Mourabitounes de Mauritanie. Un match plein d’enseignements, que les Mauritaniens ont très bien géré grâce à une défense solide et surtout grâce au coaching d’Amir Abdou, qui a très bien compris que le Maroc avait un problème chronique dans son secteur offensif.
Malgré les changements opérés par Regragui en seconde période de cette rencontre, l’équipe nationale n’a pas réussi à trouver le chemin des filets. Mécontent de la performance de son équipe lors de ces deux matchs, le sélectionneur national devra trouver rapidement des remèdes permanents au manque de réalisme de son équipe, d’autant plus que de grandes échéances attendent les Lions de l’Atlas, avec les éliminatoires pour le Mondial 2026 et la CAN 2025 qui se jouera au Maroc.


Un coaching limité et un style de jeu désormais prévisible pour les adversaires

Vivement critiqué pour sa gestion des matchs lors de la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, Walid Regragui n’a pas réussi à passer le test de la confiance lors des deux sorties de la fenêtre FIFA du mois de mars contre l’Angola et la Mauritanie. Malgré les nombreux changements qu’il a opérés lors des deux rencontres, spécialement face aux Mourabitounes, l’ancien coach du WAC n’arrive toujours pas à trouver la bonne formule pour résoudre le problème de l’efficacité. La présence de Soufiane Rahimi, Brahim Diaz et Eliass Ben Seghir n’a rien changé face à des équipes qui jouent en bloc bas.
D’ailleurs, lors du match contre la Mauritanie, Regragui a abattu toutes ses cartes offensives en faisant entrer Youssef En-Nesyri, Amine Adli, Azzedine Ounahi et Ilias Akhomach. Mais le groupe n’a rien pu faire face au mur défensif épais des Mauritaniens. Pire encore, ces derniers se sont montrés dangereux en fin de match et ont failli surprendre Yassine Bounou. Regragui a également changé son habituel 4-1-4-1 contre un 4-3-3 face à l’Angola et un 4-2-3-1 face à la Mauritanie, mais son style de jeu est désormais prévisible pour ses adversaires. Il faut dire que les chantiers à venir sont multiples pour coach Walid et le temps est restreint.
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