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Nabila Bakkass
Suicide des jeunes : la famille et l’école face à leur responsabilité
2026-03-26 15:25:00
Bien qu’il constitue un enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale, le suicide reste largement tabou au Maroc. Pourtant, sa jeunesse est particulièrement exposée aux souffrances psychiques et aux fragilités émotionnelles qui font le lit de ce phénomène néfaste. Pendant des années, des acteurs associatifs ont tenté de briser ce silence et d’alerter sur l’urgence de la prévention, à l’image de Sourire de Reda, qui a fini par mettre un terme à ses activités faute de moyens, révélant les limites de la prise en charge du sujet. Le drame survenu récemment dans un lycée à Témara, où une adolescente s’est donné la mort, agit comme un rappel brutal à une réalité que l’on a tendance à oublier ou à ignorer. Il révèle une détresse souvent invisible, difficile à repérer et plus encore à accompagner. Pour le psychologue social Mohammed Houbib, ce type de passage à l’acte ne peut être réduit à une cause unique, mais renvoie à un enchevêtrement de facteurs psychologiques, relationnels, scolaires et sociaux. De son côté, le Dʳ Mohammed Kahlaoui, psychiatre et psychothérapeute, y voit «un signal d’alerte majeur», rappelant que le geste suicidaire s’inscrit généralement dans un processus de souffrance profonde, longtemps imperceptible pour l’entourage. Au-delà de l’émotion, cette tragédie interroge la capacité collective à repérer les signes de détresse et à offrir aux jeunes des espaces d’écoute adaptés. Dans ce contexte, les deux experts s’accordent sur un point : l’école constitue un maillon central : elle doit permettre d’observer les changements chez les adolescents et de prévenir la détresse, en étroite collaboration avec les parents, comme le pense Mohammed Houbib. À travers ces regards croisés, les deux experts mettent en lumière l’urgence de structurer une véritable culture de la santé mentale en milieu scolaire, où l’accompagnement psychologique des enfants et des adolescents doit occuper une place essentielle.
Humidité et moisissure : pourquoi il ne faut pas sous-estimer leur danger pour la santé
Le Maroc et le Gabon aspirent à un partenariat stratégique exemplaire en Afrique (Ambassadeur gabonais)
Disparitions d’enfants : comment en parler aux plus jeunes ?
2026-03-17 14:32:00
Les récents cas de disparitions d’enfants, notamment celui de la petite Soundous à Chefchaouen et d’un nourrisson à Zagora, retrouvés morts après de longues recherches, ont profondément bouleversé l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, ces affaires ont donné lieu à une vague de vidéos virales, de rumeurs alarmistes et d’interprétations hâtives, amplifiant l’inquiétude de nombreux parents, malgré les clarifications régulières apportées par la DGSN (Direction générale de la Sûreté nationale) et les autorités locales. Une forme de «peur collective» semble ainsi s’être installée, gagnant progressivement les discussions entre parents. Mais ce climat d’angoisse ne touche pas seulement les adultes: il se transmet, par la force des choses, aux enfants. Exposés quotidiennement à des contenus alarmants et à des récits répétés sur les réseaux sociaux, ces «digital natives» voient leur perception du danger évoluer et leur sentiment de sécurité se fragiliser. À cela s’ajoutent parfois les réactions de certains parents qui, sous l’effet de la peur, multiplient à outrance les mises en garde et les restrictions. Sans toujours comprendre pleinement ce qui se passe, les enfants écoutent, appliquent et obéissent, tout en intégrant un sentiment d’insécurité difficile à décrypter pour eux. En effet, les spécialistes sont formels: «le risque psychologique ne dépend pas seulement de l’événement lui-même, mais aussi de la manière dont l’information circule et est interprétée par l’enfant et par les adultes qui l’entourent». Comment, dès lors, leur parler de ces drames sans nourrir davantage l’angoisse ? Et comment concilier vigilance et équilibre émotionnel au sein des familles ? Pour analyser ce phénomène, ses effets sur les enfants et les moyens d’informer sans traumatiser, «Le Matin» a sollicité l’éclairage de Mohammed Houbib, psychologue social.
La mosquée Mohammed VI à N’Djamena matérialise la solidarité africaine (Ministre tchadien)
2026-03-12 20:00:00
En exécution des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Amir Al-Mouminine, la mosquée Mohammed VI a été inaugurée le vendredi 6 mars dernier à N’Djamena. Cet édifice, qui constitue une réalisation majeure pour la capitale tchadienne et ses habitants, est bien plus qu’un lieu de culte pouvant accueillir environ 3.000 fidèles, il s’agit d’un symbole fort des liens spirituels unissant le Maroc et ce pays du Sahel. Ce complexe religieux et culturel qui se veut un espace de formation, de dialogue et de rassemblement est l’incarnation de l’engagement de S.M le Roi pour la coopération Sud-Sud et pour la diffusion des valeurs de paix et de tolérance en Afrique, à travers l’animation de l’action intellectuelle, scientifique et culturelle en rapport avec la religion musulmane, de consolider les relations historiques qui lient le Maroc aux autres États africains et de veiller à leur développement. Fruit de la coopération entre le Royaume du Maroc et la République du Tchad, et supervisé par la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, ce projet illustre la volonté de promouvoir les valeurs du juste milieu, de modération et de vivre-ensemble. Dans un entretien accordé au «Matin», le ministre délégué auprès du ministre de l’Administration du territoire, chargé de la Décentralisation, Ahmat Oumar Ahmat, qui a représenté le Président de la République du Tchad lors de la cérémonie inaugurale, revient sur la portée de cette réalisation pour la communauté locale et sur son rôle dans le renforcement des relations entre Rabat et N’Djamena, notamment dans le domaine religieux et en matière de lutte contre l’extrémisme.
Hind Zemmama, alpiniste : Chaque femme a le droit de rêver grand
2026-03-11 15:09:00
Ramadan : entre spiritualité et surconsommation, ce que dit de nous ce paradoxe social
2026-03-09 15:50:00
Mois de spiritualité par excellence, le Ramadan est également une période de surconsommation. Paradoxalement, alors que le jeûne invite à la sobriété, à la maîtrise de soi et à l’introspection, pour beaucoup de Marocains, ce mois est synonyme des plaisirs de la table, souvent avec des excès remarquables. Courses multipliées, plats variés, tables soigneusement dressées et parfois même partagées sur les réseaux sociaux. Ce contraste n’est pas propre au Maroc, mais il y prend une dimension particulière, tant la culture de l’hospitalité et du partage y est profondément ancrée. Il traduit aussi la tension entre la finalité spirituelle du jeûne et les pratiques collectives qui l’entourent. Moment de foi, mais aussi temps de sociabilité, de retrouvailles familiales et de convivialité, le Ramadan se situe à la croisée de plusieurs logiques : religieuse, culturelle, psychologique et sociale. C’est précisément dans cette intersection que se dessine le paradoxe qui interroge nos comportements et notre rapport à la foi. Alors, comment expliquer ce décalage apparent entre l’esprit du jeûne et certaines pratiques excessives observées après la rupture du jeûne ? La privation quotidienne modifie-t-elle notre rapport à la nourriture ? Les tables abondantes traduisent-elles seulement la générosité ou participent-elles aussi d’une forme de mise en scène sociale ? Et que révèle ce paradoxe de notre rapport contemporain à la foi, entre expérience intime et visibilité collective ? Pour éclairer ces questions, nous avons interrogé Mohammed Houbib, psychosociologue, qui propose une lecture nuancée de ce phénomène où se croisent mécanismes psychologiques, normes sociales et transformations de nos pratiques culturelles.
Iftar du Cercle diplomatique : Solidarité et engagement féminin à l’honneur
Ramadan et recettes «détox» : comment démêler le vrai du faux ?
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