La crise remonte à l’été dernier, lorsque les résultats de deuxième année du cycle préparatoire de l’École nationale des sciences appliquées d’Agadir sont affichés le 22 juillet 2025, avec près d’un mois de retard par rapport à la date initialement prévue du 28 juin. Le verdict est brutal. Sur l’ensemble des étudiants concernés, 124 sont déclarés en situation de redoublement, dont 29 menacés d’exclusion définitive. Un taux d’échec qualifié d’exceptionnel par les étudiants, qui dénoncent immédiatement des anomalies dans le processus d’évaluation.
Au cœur de la contestation, les étudiants pointent le non-respect des règles d’évaluation prévues par le cahier descriptif de la formation. Ce document impose que les notes soient calculées à partir de trois éléments : le contrôle continu, les travaux pratiques et l’examen final. Il prévoit aussi qu’en l’absence de contrôles continus, la note maximale doit être automatiquement accordée à ce volet. Or, selon les ingénieurs en formation, plusieurs modules ont été évalués uniquement sur la base de l’examen final, sans contrôles continus ni travaux pratiques, tout en appliquant une note éliminatoire inférieure à 7. Ce mode de calcul, affirment-ils, a conduit au redoublement ou à l’exclusion d’étudiants ayant pourtant obtenu la moyenne générale.
Après l’échec des démarches internes auprès de l’administration et de la présidence universitaire, les étudiants saisissent la justice. Le 29 octobre, le tribunal administratif d’Agadir rend son jugement et décide « d’annuler la décision d’annonce des résultats des examens finaux de deuxième année » et « d’ordonner la reprise immédiate des délibérations conformément aux règles pédagogiques établies légalement dans le cahier descriptif », en procédant à leur recalcul selon la méthode qui y est précisée et « dans le respect de l’intérêt des requérants ».
Mais selon les étudiants concernés, cette décision est restée sans suite. Ils affirment que le jugement n’a pas été exécuté et que les délibérations n’ont pas été reprises conformément aux règles fixées par le tribunal. Lors de l’audience, rappellent-ils, le directeur par intérim de l’établissement avait reconnu l’existence de dysfonctionnements, évoquant notamment des retards dans la transmission des notes et des dépassements des délais réglementaires. Il aurait également admis que la note éliminatoire avait été retirée à certains étudiants « sans critères transparents » lors des délibérations, une pratique qui, selon eux, s’est reproduite ultérieurement.
Dans les faits, expliquent les étudiants, le semestre universitaire est aujourd’hui largement entamé sans reprise effective des cours pour les étudiants concernés. « Nous sommes presque à la fin du semestre sans avoir commencé », résument-ils, estimant que cette situation compromet directement leur droit à une formation normale et à l’égalité des chances. L’incertitude pèse désormais sur la validation de l’année universitaire elle-même.
Face à ce qu’ils décrivent comme une inertie persistante, les étudiants ont annoncé un boycott ouvert. Ils réclament l’exécution immédiate du jugement, leur intégration dans les filières de troisième année ainsi que la reprogrammation urgente des cours et des examens afin d’éviter une année académique compromise.
L’administration de l’ENSA d’Agadir n’a pas communiqué publiquement sur l’état d’avancement de l’exécution du jugement. De leur côté, les étudiants estiment que l’affaire dépasse désormais le cadre d’un simple différend pédagogique. « Lorsqu’un jugement définitif n’est pas appliqué, ce n’est plus seulement notre situation qui est en jeu, mais le respect des décisions de justice », alertent-ils, appelant à une intervention des autorités de tutelle.
Au cœur de la contestation, les étudiants pointent le non-respect des règles d’évaluation prévues par le cahier descriptif de la formation. Ce document impose que les notes soient calculées à partir de trois éléments : le contrôle continu, les travaux pratiques et l’examen final. Il prévoit aussi qu’en l’absence de contrôles continus, la note maximale doit être automatiquement accordée à ce volet. Or, selon les ingénieurs en formation, plusieurs modules ont été évalués uniquement sur la base de l’examen final, sans contrôles continus ni travaux pratiques, tout en appliquant une note éliminatoire inférieure à 7. Ce mode de calcul, affirment-ils, a conduit au redoublement ou à l’exclusion d’étudiants ayant pourtant obtenu la moyenne générale.
Après l’échec des démarches internes auprès de l’administration et de la présidence universitaire, les étudiants saisissent la justice. Le 29 octobre, le tribunal administratif d’Agadir rend son jugement et décide « d’annuler la décision d’annonce des résultats des examens finaux de deuxième année » et « d’ordonner la reprise immédiate des délibérations conformément aux règles pédagogiques établies légalement dans le cahier descriptif », en procédant à leur recalcul selon la méthode qui y est précisée et « dans le respect de l’intérêt des requérants ».
Mais selon les étudiants concernés, cette décision est restée sans suite. Ils affirment que le jugement n’a pas été exécuté et que les délibérations n’ont pas été reprises conformément aux règles fixées par le tribunal. Lors de l’audience, rappellent-ils, le directeur par intérim de l’établissement avait reconnu l’existence de dysfonctionnements, évoquant notamment des retards dans la transmission des notes et des dépassements des délais réglementaires. Il aurait également admis que la note éliminatoire avait été retirée à certains étudiants « sans critères transparents » lors des délibérations, une pratique qui, selon eux, s’est reproduite ultérieurement.
Dans les faits, expliquent les étudiants, le semestre universitaire est aujourd’hui largement entamé sans reprise effective des cours pour les étudiants concernés. « Nous sommes presque à la fin du semestre sans avoir commencé », résument-ils, estimant que cette situation compromet directement leur droit à une formation normale et à l’égalité des chances. L’incertitude pèse désormais sur la validation de l’année universitaire elle-même.
Face à ce qu’ils décrivent comme une inertie persistante, les étudiants ont annoncé un boycott ouvert. Ils réclament l’exécution immédiate du jugement, leur intégration dans les filières de troisième année ainsi que la reprogrammation urgente des cours et des examens afin d’éviter une année académique compromise.
L’administration de l’ENSA d’Agadir n’a pas communiqué publiquement sur l’état d’avancement de l’exécution du jugement. De leur côté, les étudiants estiment que l’affaire dépasse désormais le cadre d’un simple différend pédagogique. « Lorsqu’un jugement définitif n’est pas appliqué, ce n’est plus seulement notre situation qui est en jeu, mais le respect des décisions de justice », alertent-ils, appelant à une intervention des autorités de tutelle.
