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Un nouveau pays a rejoint le camp des soutiens à la marocanité du Sahara. Le 7 août, la Colombie a annoncé reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara, marquant un tournant dans sa position sur ce dossier. L’annonce est intervenue lors d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le vice-président colombien, José Manuel Restrepo, et le ministre colombien des Relations extérieures, Omar Bula Escobar. Ce dernier a affirmé que son pays reconnaissait la souveraineté du Maroc sur son Sahara. La nouvelle orientation a été rendue publique le 8 août. Trois jours plus tard, le 10 août, le ministère colombien des Relations extérieures annonçait officiellement le gel des relations avec la pseudo «rasd», après un «réexamen souverain» de la reconnaissance accordée par le gouvernement précédent.
Les effets du changement climatique se manifestent désormais bien au-delà de la succession des épisodes de sécheresse. Hausse des températures, pression croissante sur les ressources hydriques, fragilisation des écosystèmes et multiplication des tensions autour des usages de l'eau dessinent une nouvelle réalité à laquelle le Maroc doit s'adapter. Cet entretien s'inscrit dans une série de trois échanges consacrés aux principaux défis climatiques auxquels le Royaume est confronté. Après un premier volet dédié aux incendies de forêt, cette deuxième partie explore les enjeux liés à l'eau. Dalila Loudyi, professeure à l'Université Hassan II de Casablanca et spécialiste du changement climatique et de la gestion des catastrophes naturelles, revient sur les transformations en cours, leurs conséquences et les réponses qu'elles appellent. Les ressources en eau sont aujourd'hui au premier rang des défis posés par le changement climatique au Maroc. Derrière la succession des sécheresses se dessinent des évolutions plus profondes qui affectent durablement le cycle de l'eau et accentuent la pression sur une ressource essentielle. Une question se pose alors : la sécheresse est-elle devenue un phénomène structurel ? Et quel rôle joue réellement la hausse des températures dans l'aggravation du stress hydrique, au-delà du seul déficit de précipitations ? Plus largement, les réponses engagées par le Royaume, du dessalement à la réutilisation des eaux usées, permettront-elles de faire face aux besoins des prochaines décennies ? Éléments de réponse avec Dalila Loudyi, qui apporte son éclairage sur les mécanismes en cours, leurs conséquences et les leviers d'adaptation envisageables.
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