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Si les inondations qui ont marqué le début de l’année en cours ont confirmé la capacité des autorités publiques à agir efficacement pour préserver les vies humaines, elles ont aussi révélé, en arrière-plan, les limites d’un modèle encore largement structuré autour de la gestion de l’urgence. Au-delà de cette réponse immédiate, ces événements invitent à interroger la manière dont les risques naturels sont anticipés, intégrés et gouvernés dans la durée. Se dessine ainsi la perspective d’un basculement vers une approche plus préventive, mieux articulée entre les politiques publiques et davantage ancrée dans les droits humains. C’est cette lecture que développe le rapport rendu public par l’Organisation marocaine des droits humains (OMDH) qui, à la lumière des référentiels internationaux et des garanties constitutionnelles, met en évidence des fragilités structurelles persistantes – équité territoriale, prévention, communication publique en temps de crise, prise en compte des groupes vulnérables – et avance une série de recommandations appelant à repenser en profondeur les mécanismes de gestion des catastrophes naturelles.
Si les débats sur la réforme politique au Maroc ont souvent été abordés sous l’angle des équilibres institutionnels et des configurations constitutionnelles, Abdellah Saâf propose de porter l’attention vers un terrain plus concret, celui des pratiques et des usages. En retraçant les étapes successives qui ont marqué l’évolution du modèle politique, le professeur de sciences politiques à l’Université Mohammed V de Rabat et ancien ministre, propose moins une relecture historique qu’une réflexion sur ce qui, aujourd’hui, demeure en suspens : la manière dont les institutions fonctionnent réellement et les conditions nécessaires à une gouvernance crédible. Invité à intervenir lors d’une journée d’étude consacrée au développement équitable ainsi qu’à la réforme politique et économique, organisée récemment par l’Union socialiste des forces populaires (USFP), il a orienté son propos vers les usages réels des institutions et la manière dont celles-ci fonctionnent au-delà des cadres formels. À ses yeux, l’enjeu se situe désormais dans la qualité des pratiques, dans la rigueur des processus décisionnels et dans la capacité des mécanismes existants à prévenir les situations de conflits d’intérêts.
Un mois. C'est le délai qui a suffi pour que l'appel des syndicats du secteur agricole à la reprise du dialogue sectoriel trouve une réponse concrète. Le 17 février 2026, Ahmed El Bouari, ministre de l'Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, recevait à Rabat les représentants de deux centrales syndicales : la Fédération marocaine d'agriculture (FMA), affiliée à l'UNTM, et la Fédération nationale du secteur agricole (FNSA), affiliée à l'UMT. Au-delà des acquis engrangés lors de cette réunion, c'est la nature même du dialogue qui bascule : il devient institutionnel, régulier et bientôt encadré par une charte sociale.
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