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Statut unifié de l'Education : le gouvernement peine à contenir la colère des enseignants

Malgré les réunions tenues lundi entre le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, et les représentants des syndicats les plus représentatifs du secteur de l’Éducation nationale, les enseignants ne décolèrent pas. Depuis la publication du nouveau statut unifié au Bulletin officiel, les grèves se multiplient, paralysant les écoles et provoquant l’ire des parents d’élèves.

Les réunions, tenues en début de semaine entre le Chef du gouvernement et les syndicats les plus représentatifs du secteur de l’Éducation nationale n’ont pas suffi à mettre fin aux tensions que connaît le secteur depuis plusieurs semaines. En effet, la grève, décrétée par le «collectif» rassemblant 18 organisations syndicales actives dans le secteur de l’enseignement, a été maintenue.



La grève, qui se poursuit jusqu’à demain (jeudi), est ponctuée par plusieurs sit-in devant les sièges des Académies régionales et sera suivie d’un sit-in devant le siège du ministère de l’Éducation nationale à Rabat. Ce sit-in, annoncé cette fois par les membres des bureaux nationaux des syndicats les plus représentatifs, marque l’échec du gouvernement à contenir la colère des principaux acteurs du secteur de l’éducation au Maroc.



S’ajoute à cela la colère que suscitent désormais ces grèves auprès des parents d’élèves. En effet, plusieurs familles ont manifesté devant des écoles pour exprimer leur refus de cette situation qui prive les élèves de cours depuis plusieurs jours. Une situation qui risque de durer encore quelques semaines, notamment après l’annonce du «collectif» vouloir entamer une nouvelle grève de trois jours ce mois de novembre. Prévue les 7, 8 et 9, cette grève sera marquée par une marche nationale vers le siège du ministère de tutelle, et ce depuis le siège du Parlement à Rabat. Un sit-in partiel sera également organisé devant le siège du département géré par Chakib Benmoussa.



À rappeler que les grévistes exigent le retrait de la version du statut unifié publié au Bulletin officiel, et ce afin de lancer les consultations avec tous les acteurs du secteur en vue d’élaborer une nouvelle version. Le gouvernement propose, quant à lui, la tenue de nouvelles réunions, sous la supervision du Chef du gouvernement, pour revoir la copie.