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Depuis début 2026, l’inflexion diplomatique que connaît le dossier du Sahara se précise. Entre retraits ou suspensions de reconnaissance de la pseudo-Rasd par le Mali, le Honduras et l’Équateur et soutiens croissants au Plan d’autonomie, désormais appuyé par le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Autriche, la Suisse et le Canada, l’approche marocaine s’impose par sa pertinence et son réalisme. Pour le professeur Mohamed Badine El Yattioui, expert en relations internationales, cette dynamique consacre l’émergence d’une seule option jugée «sérieuse et viable», sur fond de recompositions géopolitiques accélérées.
Selon les experts du renseignement, environ 80% des informations exploitées par les agences de renseignement proviennent de sources ouvertes (OSINT). Un chiffre révélateur de l’importance de cette discipline, qui consiste à collecter, analyser et exploiter des données accessibles au public afin de produire un renseignement fiable et utile à la prise de décision. Avec l’essor du numérique et des technologies d’intelligence artificielle, cette pratique connaît une croissance rapide. Désormais, un analyste peut, à partir de simples données publiques, reconstituer des événements complexes ou anticiper des menaces potentielles. Dans un environnement régional marqué par des défis sécuritaires croissants, notamment dans la région sahélo-saharienne, le développement du renseignement de sources ouvertes représente une opportunité stratégique pour le Maroc. Encore faut-il savoir les exploiter pour en tirer le meilleur parti, mais aussi pour éviter que des forces hostiles ne l’utilisent contre des intérêts nationaux. L’expert Hicham El Amrani, auteur et directeur du pôle Intelligence artificielle, veille stratégique et prospection des risques globaux au sein du Centre des études internationales de sécurité, migration et flux nous explique les grands enjeux des OSINT ainsi que les menaces et les opportunités qu’ils recèlent. Il aborde également des questions comme la guerre cognitive, la guerre hybride et évoque la séquence de la CAN 2025 où le Maroc avait fait l’objet de campagnes de désinformation malveillantes d’une ampleur inédite.
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