Derniere Heure - Le Matin.ma
Elections 2026 : entre exigences partisanes et impératifs de cohésion, le jeu d’équilibriste d’El Mansouri
Alors que les consultations pour la formation du prochain gouvernement se poursuivent, la configuration de la future majorité demeure entourée d’un épais brouillard d’incertitudes, deux semaines après la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement. À mesure que les consultations avancent, une évidence s’impose : la difficulté ne réside plus uniquement dans le choix des partenaires, mais aussi dans leur capacité à s’accorder sur une architecture gouvernementale et un programme commun. Pour Fatima Ezzahra El Mansouri, le défi consiste désormais à concilier ces exigences avec les ambitions de ses partenaires potentiels, tout en constituant une équipe capable de répondre aux attentes sociales et économiques. Car une majorité ne se résume pas à une simple addition de sièges. Entre exigences programmatiques, ambitions ministérielles et recherche d’équilibres, les négociations pourraient encore réserver des surprises. La piste d’une coalition PAM-Koutla se précise, mais tant que les derniers arbitrages n’auront pas été rendus, rien n’est définitivement joué.
Sécurité des systèmes d’information : plus que des engagements, les organisations doivent consentir les investissements nécessaires
Trois jours de débats exigeants, une clôture à la hauteur. À Tanger, les huitièmes Assises de l’AUSIM se sont achevées sur les interventions fortes de la DGSSI, de la CNDP, de l’ADD et du président de l’Association. Leurs messages convergent : la transformation numérique doit produire des résultats concrets, avec des systèmes protégés, des responsabilités claires et une réelle maîtrise des décisions. Abdellah Boutrig a été on ne peut plus clair : «Les initiatives engagées resteront limitées sans les moyens nécessaires, financiers comme humains». Le général de Brigade, directeur général de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information, estime qu’à ce titre : «La cybersécurité est encore trop souvent perçue comme un coût. C’est un investissement : il réduit les vulnérabilités, prévient les incidents et évite qu’ils ne deviennent des crises».