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Le gouvernement entend renforcer le rôle de l’industrie textile dans la création d’emplois et la consolidation du tissu industriel national. Profitant de la 23e édition du salon Maroc in Mode (MIM), qui réunit les principaux opérateurs de la filière, les ministres présents ont mis en avant les perspectives d’emploi du secteur et annoncé de nouvelles ambitions en matière d’investissement. Le ministre de l’Emploi et du Dialogue social, Abderrahim Chahid, a rappelé la contribution du textile à l’emploi industriel, tout en précisant que l’objectif du programme gouvernemental 2026-2031 est de créer 250.000 emplois dans l’ensemble des secteurs industriels, tous secteurs confondus. De son côté, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a annoncé un investissement de 2,3 milliards de dirhams dans le secteur textile, dont le démarrage est prévu en 2027, avec à la clé quelque 7.000 emplois. Ces annonces mettent en lumière les ambitions des deux ministres pour une filière textile plus intégrée, moins dépendante des intrants importés et davantage créatrice de valeur ajoutée locale.
Evolution négative de la situation du marché du travail, avec une hausse simultanée du chômage et de la sous-utilisation de la main-d’œuvre au troisième trimestre 2026. Selon les données du Haut-Commissariat au Plan (HCP), le taux composite de sous-utilisation de la main-d’œuvre a atteint 19,6%, en hausse de 0,7 point par rapport au trimestre précédent, tandis que le taux de chômage strict s’est établi à 10,5%, en progression de 0,9 point. Au total, 2,4 millions de personnes sont concernées par au moins une forme de sous-utilisation de la main-d’œuvre, dont 1,22 million de chômeurs au sens strict. Les jeunes et les femmes demeurent les catégories les plus touchées.
Boujdour, Essaouira, puis le reste du Royaume. Une étude réalisée par des chercheurs des universités de Fès et de Pau classe cinq sites marocains selon leur rentabilité éolienne et dessine une carte très contrastée. Dans le grand Sud, avec la meilleure machine testée sur un mât de 80 mètres, les éoliennes tourneraient à plein régime près de six heures sur dix à Boujdour (62,9%) et quatre heures sur dix à Essaouira (42,3%). Le kilowattheure y reviendrait à 1,3 cent de dollar à Boujdour et à 2,48 cents à Essaouira, contre 5,7 à 10,3 cents à Al Hoceïma, El Jadida et Meknès, où le facteur de charge plafonne autour de 22%. Sur des mâts de 50 mètres, la plupart des projets testés perdraient de l’argent, sauf à Boujdour.
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