Actualité en direct et infos Nationales en continu sur Le Matin.ma - Le Matin.ma
Longtemps invisibilisées, les activités de soin et de prise en charge pourraient constituer un pilier du fonctionnement social et économique. Selon les données relayées par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), l’intégration du travail de soin non rémunéré dans les comptes nationaux permettrait d’augmenter le produit intérieur brut d’environ 19%, dont 16% imputables aux activités assurées par les femmes. Face à ce manque à gagner sur le plan économique et aux pressions sociales croissantes, le CESE a appelé, dans un avis publié mercredi, à reconnaître et structurer l’économie du soin à travers une stratégie nationale intégrée, la valorisation des métiers du secteur et une meilleure répartition des responsabilités entre l’État, les familles et les acteurs territoriaux, afin d’en faire un véritable levier de développement humain et de croissance inclusive.
«L’objet de ma venue au Maroc, c’est aussi d'exprimer au peuple marocain frère toute l’amitié et l’affection inconditionnelles du peuple sénégalais. Cette rencontre est destinée à replacer cette amitié au cœur des politiques publiques, à redynamiser notre partenariat et à doter nos gouvernements d’une Feuille de route claire», a déclaré lundi à Rabat le Premier ministre sénégalais. Ousmane Sonko, qui n’a pas éludé les incidents regrettables survenus lors de la finale de la CAN et qui ont «mis à l’épreuve l’intensité de deux passions nationales», a souligné que sur le plan économique les deux pays pouvaient mieux faire. «Faire mieux, c’est également travailler à plus d’équité dans les relations commerciales. Une coopération n’est, en effet, viable que si chaque partie reçoit, en contrepartie de ce qu’elle apporte, une valeur équivalente».
Alors que les économies africaines sont prises entre un resserrement des financements internationaux, des contraintes budgétaires accrues et l’urgence de transformer leurs modèles de développement, le Maroc s’apprête à accueillir, à Tanger, la 58e Conférence des ministres africains des Finances, de la planification et du développement économique. En visite officielle à Rabat, Claver Gatete, secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), livre, dans un entretien exclusif accordé au «Matin», une analyse des recompositions économiques en cours sur le continent, du rôle croissant du Royaume comme pôle de stabilité et d’industrialisation et des marges de manœuvre dont dispose l’Afrique pour renforcer sa souveraineté financière dans un ordre international de plus en plus incertain.
Dernière Heure