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Créé en septembre 2019, le Mécanisme national de prévention de la torture (MNP) clôt son premier mandat quinquennal par un rapport intégré au document annuel du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH). En cinq ans, cette instance a réalisé 169 visites dans les lieux de privation de liberté, dont 69 pour la seule année 2024, un record. Des établissements pénitentiaires aux locaux de garde à vue, des centres de protection de l'enfance aux unités psychiatriques, le Mécanisme livre une radiographie sans filtre du système carcéral marocain. Au-delà des chiffres, ce premier mandat quinquennal du MNP s'achève sur un paradoxe dont le rapport ne dissimule pas la portée. D'un côté, un taux de prise en compte des recommandations qui dépasse 86% auprès de la Sûreté nationale et un dialogue «constructif» avec la Gendarmerie Royale. De l'autre, un système pénitentiaire qui continue de produire du surencombrement, à une cadence que les réformes engagées ne parviennent pas encore à endiguer.
Les travaux du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire organisé à l’initiative du président français, Emmanuel Macron, en partenariat avec l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) ont débuté, mardi à Paris, avec la participation du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch qui représente Sa Majesté le Roi Mohammed VI. La délégation marocaine à ce sommet comprend notamment, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, le directeur général de l’Agence Marocaine de Sûreté et de Sécurité Nucléaires et Radiologiques (AMSSNuR), Saïd Mouline et l’ambassadeure de Sa Majesté le Roi à Paris, Samira Sitail.
À quelques jours de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la Fondation Lafqui Titouani a présenté, le 5 mars, deux guides consacrés à la condition des femmes dans le monde du travail, dans le cadre d’une rencontre organisée en partenariat avec le ministère de l’Intégration économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences. À cette occasion, Mohammed Tariq, professeur de droit social à l’Université Hassan II de Casablanca, et Boubker Lafqui Titouani, président de la Fondation Lafqui Titouani, ont insisté sur deux dimensions complémentaires : la connaissance des droits et la prise en compte de la santé mentale. Deux enjeux qui, selon eux, demeurent déterminants pour améliorer la situation des femmes salariées, notamment dans le secteur privé.
Après un bras de fer qui a duré des mois, la loi n°59.24 sur l’enseignement supérieur est entrée en vigueur. Publié au Bulletin officiel le 11 février 2026, le texte redessine l’université marocaine dans ses fondements mêmes : gouvernance, recherche, place du privé, lien avec l’économie, organisation des études. Mais au moment où il devient applicable, le conflit avec les enseignants-chercheurs, lui, n’est pas refermé. Des mouvements de protestation ont fortement perturbé les universités publiques, sur fond d’accusations de passage en force et de rupture du dialogue social. Si la réforme est désormais actée, sa mise en œuvre ouvre une nouvelle phase, où les universités devront s’adapter à ce cadre inédit dans un climat de tensions persistantes.
Dernière Heure