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Le décret n°2.26.190, publié au Bulletin officiel le 26 mars 2026, est venu parachever le nouvel arsenal législatif devant encadrer les élections générales prévues le 23 septembre prochain (le projet de loi 55.25 sur les listes électorales et les campagnes, le projet de loi 54.25 relatif aux partis politiques et le projet de loi 53.25 portant organisation de la Chambre des représentants). En fixant le calendrier opérationnel : dépôt des candidatures du 31 août au 9 septembre via une plateforme électronique, campagne du 10 au 22 septembre, ce décret marque une rupture. Pour la première fois, le dépôt des déclarations de candidature s'effectuera via une plateforme électronique dédiée. Le numérique n'est donc plus un accessoire de la campagne. Il en devient le cadre même. Mieux encore, pour la première fois dans l'histoire réglementaire électorale marocaine, les outils d'intelligence artificielle sont explicitement nommés parmi les «moyens numériques». La réforme ne s'arrête pas là. Elle introduit également un volet répressif inédit face aux dérives numériques que le monde entier a commencé à documenter. Le législateur intègre donc l’IA et les dérives y afférentes dans sa volonté de protéger la course électorale des pratiques frauduleuses. Mais la bataille sera-t-elle pour autant exempte des coups bas et autres manœuvres déloyales mettant à profit les outils numériques. Une chose est sûre, ce chantier requiert un effort global où plusieurs acteurs ont des rôles à jouer, au premier rang desquels se trouve la CNDP.
Pensée comme un espace de parole directe et d’interpellation ouverte, l’émission “Saâat Assaraha”, dont le premier numéro a été diffusé le 25 mars, recevait Mohammed Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Très vite, l’échange a pris corps. Il s’est d’abord attardé sur les dossiers les plus exposés – protection sociale, pouvoir d’achat, logement, inégalités territoriales – qu’il a examinés avec précision. Puis, par élargissement, la discussion a glissé vers les équilibres politiques, les recompositions de la gauche et l’état du débat public. De séquence en séquence, le même fil s’est imposé : une mise en cause des choix gouvernementaux, accompagnée, en parallèle, de repères esquissant la ligne défendue par son parti.
Dernière Heure