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«À l’écoute de l’expérience vécue : des voix authentiques pour un réel changement», tel était le thème de la Journée mondiale de la santé mentale, le 10 octobre. Au Maroc, cette exigence prend un relief particulier avec le lancement, le 3 septembre dernier, du Plan Santé mentale 2030, doté de près de 4 milliards de dirhams et décliné en 86 mesures. Au-delà des moyens mobilisés et des structures à développer, l’enjeu est désormais de faire évoluer concrètement le parcours des patients, de faciliter leur accès aux soins et de mieux répondre à leurs besoins. Dans cet entretien croisé, Rafik Ikram, expert en financement et en organisation des services de santé, et le Dr Wadih Rhondali, psychiatre et chercheur, analysent les conditions nécessaires pour passer des ambitions à une prise en charge plus accessible, coordonnée et adaptée aux réalités du terrain.
L’obésité infantile est devenue un phénomène mondial préoccupant, touchant de plus en plus d’enfants et d’adolescents, les exposant à des conséquences fâcheuses qui peuvent se prolonger à l’âge adulte. Face à cette progression alarmante, l’Organisation mondiale de la santé vient de publier ses premières recommandations consacrées à la prise en charge de l’obésité chez l’enfant et l’adolescent. Elle préconise une approche globale et centrée sur l’enfant, fondée notamment sur une alimentation saine, l’activité physique et le changement durable des comportements, avec l’implication de la famille et de l’environnement de l’enfant. Dans cet entretien, le Dr Hamza Hajbaoui, médecin urgentiste, revient sur les causes de l’obésité infantile au Maroc, ses conséquences pour la santé des enfants et des adolescents, ainsi que sur les mesures à mettre en place pour mieux la prévenir et la prendre en charge.
Une rhinoplastie pour effacer un complexe, une abdominoplastie après une grossesse, des injections pour rajeunir un visage… Au Maroc, la chirurgie et la médecine esthétiques prennent une place croissante dans les parcours de femmes, de plus en plus jeunes, mais aussi d’hommes. Portées par les réseaux sociaux, les images avant/après et une nouvelle banalisation des actes esthétiques, les transformations du corps semblent désormais à portée de main. Derrière cette apparente facilité se cachent pourtant des histoires de complexes, de doutes, parfois de satisfaction, mais aussi de regrets et d’«escalade esthétique». Et lorsque le geste sort du cadre médical, les conséquences peuvent devenir autrement plus lourdes : infections, nécroses, séquelles irréversibles et, dans les cas les plus graves, décès. Entre désir de se sentir mieux, pression des normes et risques médicaux, cette enquête interroge ce que raconte cette nouvelle relation au corps.
Dernière Heure