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Sommeil écourté, repas décalés, journées plus longues… Le mois sacré du Ramadan bouleverse profondément nos équilibres quotidiens. Or, si ces ajustements sont porteurs de sens sur le plan spirituel, ils peuvent aussi, lorsqu’ils sont mal gérés, fragiliser l’humeur, accentuer le stress et retentir sur nos relations familiales comme sur notre efficacité professionnelle. Dès lors, prendre conscience de ces effets et adopter des réflexes simples au quotidien devient essentiel pour préserver son équilibre et jeûner dans de bonnes conditions. Car, au-delà des contraintes physiques, le Ramadan demeure avant tout un temps d’apaisement, de maîtrise de soi et d’élévation intérieure. Entretien avec le Dr Mohammed Kahlaoui, psychiatre et psychothérapeute.
Au Maroc, les jeux en ligne qualifiés de violents ou risqués comme Roblox et Free Fire sont devenus de véritables espaces de socialisation pour des milliers de mineurs. Chats intégrés, avatars anonymes, compétition permanente et immersion continue structurent leur quotidien, pendant que les adultes débattent.
Ailleurs, certains pays ont choisi d’appuyer sur le bouton « bloquer ». Ici, on observe, on s’inquiète, on interpelle… et l’écran, lui, ne s’éteint jamais.
À force de scroller sans fin, de zapper d’une vidéo à l’autre et de consommer des contenus générés à la chaîne, notre cerveau s’épuise. Sur les réseaux sociaux, un mot revient de plus en plus souvent : le «brain rot». Derrière cette expression, élue mot de l'année 2024 par Oxford University Press, se cache une inquiétude bien réelle : l’impact de la surconsommation numérique – et désormais de l’intelligence artificielle – sur notre santé mentale et notre esprit critique. Dans cet entretien, Hatim Boumhaouad, enseignant-chercheur à l’Institut supérieur de l'information et de la communication (ISIC) et chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations (CREM), Université de Lorraine, analyse les mécanismes psychologiques et technologiques à l’œuvre, décrypte le rôle des algorithmes dans la captation de l’attention et examine les enjeux d’une délégation croissante du raisonnement aux outils d’intelligence artificielle, tout en proposant des pistes pour préserver une autonomie intellectuelle dans un environnement numérique devenu omniprésent. Pour cet expert, «ni le numérique ni l’IA ne sont intrinsèquement négatifs. Utilisés de manière consciente et active, ils peuvent au contraire soutenir l’apprentissage, l’accès au savoir et même la réflexion. L’enjeu principal réside dans la manière de les utiliser : soit comme des outils qui accompagnent la pensée, soit comme des substituts à la pensée».
Dernière Heure