L'État abandonnera-t-il le projet de port de Kénitra Atlantique faute de financement ?
Le projet du port de Kénitra Atlantique ne connaîtra peut-être pas son premier coup de pioche sous le mandat de l’Exécutif Akhannouch. En tout cas, tout porte à le croire. Face au flou qui entoure les vraies raisons de son retard, le ministre istiqlalien de l’Équipement s’était seulement contenté, en mai dernier, lors d’une séance de questions-réponses au parlement, d’avancer que la «programmation de cette infrastructure dépend des financements». Or sa réalisation était pensée selon le principe du partenariat public-privé. Cette formule permet justement à l’État de partager les coûts et les risques avec le partenaire privé potentiel. Les secrets du retard sont peut-être scellés dans le Rapport préalable de réalisation du projet selon le contrat PPP, réalisé en 2022 et soumis au département des Finances pour décision. Quel a été le verdict des Finances ? L’on n’en saura rien tant que l’Équipement n’aura pas réagi à nos interrogations qui ont fait l’objet d’une correspondance électronique datée du 19 décembre dernier.
