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Dans l’ouvrage qu’il vient de publier, «Le pouvoir du détail dans la gouvernance des collectivités territoriales au Maroc : l’humain, la méthode et l’impact citoyen», Ahmed Jazouli souhaite mettre en lumière un élément trop souvent négligé dans l’action publique : le détail. Non pas comme un aspect secondaire «où se cache le diable» et qu’il faudrait éviter, mais au contraire comme une réalité qu’il convient de révéler, d’assumer et d’examiner avec toute l’attention nécessaire, en le considérant comme le fil conducteur reliant l’intention politique à l’impact réel sur la vie des citoyennes et citoyens. Selon cet expert et consultant international, le point de départ est simple : les politiques publiques échouent rarement par manque d’idées, mais bien par insuffisance de conception, de pilotage et de mise en œuvre. «Gouverner ne consiste pas uniquement à définir des orientations stratégiques, mais à maîtriser l’ensemble du cheminement qui va de l’idéation d’un projet jusqu’à la production d’un impact visible, mesurable et partageable. L’impact citoyen constitue la finalité ultime de toute action publique» insiste-t-il. Partant de là, l’auteur, déploie dans son ouvrage une méthode conçue spécifiquement pour les phases de conception des politiques publiques, de manière à conduire à une mise en œuvre efficace aboutissant à un impact tangible. Il illustre son approche par des exemples comme la lutte contre la pauvreté ou la promotion de l’investissement. Ahmed Jazouli est un expert en gouvernance et en politiques publiques, fort de plus de 20 années d’expérience aux niveaux national et international. Il a exercé en qualité de consultant, chef d’équipe d’experts et directeur de programmes au Maroc et à l’étranger, en accompagnant des réformes et des initiatives stratégiques dans le domaine de la gouvernance. Pour lui, ce livre se veut une contribution à la réflexion sur la performance de l’action publique au niveau territorial. L’actualité et l’opportunité de cet ouvrage n’est pas à prouver au moment où le Maroc prépare les échéances électorales du 23 septembre 2026.
Le décret n°2.26.190, publié au Bulletin officiel le 26 mars 2026, est venu parachever le nouvel arsenal législatif devant encadrer les élections générales prévues le 23 septembre prochain (le projet de loi 55.25 sur les listes électorales et les campagnes, le projet de loi 54.25 relatif aux partis politiques et le projet de loi 53.25 portant organisation de la Chambre des représentants). En fixant le calendrier opérationnel : dépôt des candidatures du 31 août au 9 septembre via une plateforme électronique, campagne du 10 au 22 septembre, ce décret marque une rupture. Pour la première fois, le dépôt des déclarations de candidature s'effectuera via une plateforme électronique dédiée. Le numérique n'est donc plus un accessoire de la campagne. Il en devient le cadre même. Mieux encore, pour la première fois dans l'histoire réglementaire électorale marocaine, les outils d'intelligence artificielle sont explicitement nommés parmi les «moyens numériques». La réforme ne s'arrête pas là. Elle introduit également un volet répressif inédit face aux dérives numériques que le monde entier a commencé à documenter. Le législateur intègre donc l’IA et les dérives y afférentes dans sa volonté de protéger la course électorale des pratiques frauduleuses. Mais la bataille sera-t-elle pour autant exempte des coups bas et autres manœuvres déloyales mettant à profit les outils numériques. Une chose est sûre, ce chantier requiert un effort global où plusieurs acteurs ont des rôles à jouer, au premier rang desquels se trouve la CNDP.
Pensée comme un espace de parole directe et d’interpellation ouverte, l’émission “Saâat Assaraha”, dont le premier numéro a été diffusé le 25 mars, recevait Mohammed Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS). Très vite, l’échange a pris corps. Il s’est d’abord attardé sur les dossiers les plus exposés – protection sociale, pouvoir d’achat, logement, inégalités territoriales – qu’il a examinés avec précision. Puis, par élargissement, la discussion a glissé vers les équilibres politiques, les recompositions de la gauche et l’état du débat public. De séquence en séquence, le même fil s’est imposé : une mise en cause des choix gouvernementaux, accompagnée, en parallèle, de repères esquissant la ligne défendue par son parti.
Dernière Heure