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Au Maroc, les jeux en ligne qualifiés de violents ou risqués comme Roblox et Free Fire sont devenus de véritables espaces de socialisation pour des milliers de mineurs. Chats intégrés, avatars anonymes, compétition permanente et immersion continue structurent leur quotidien, pendant que les adultes débattent.
Ailleurs, certains pays ont choisi d’appuyer sur le bouton « bloquer ». Ici, on observe, on s’inquiète, on interpelle… et l’écran, lui, ne s’éteint jamais.
À force de scroller sans fin, de zapper d’une vidéo à l’autre et de consommer des contenus générés à la chaîne, notre cerveau s’épuise. Sur les réseaux sociaux, un mot revient de plus en plus souvent : le «brain rot». Derrière cette expression, élue mot de l'année 2024 par Oxford University Press, se cache une inquiétude bien réelle : l’impact de la surconsommation numérique – et désormais de l’intelligence artificielle – sur notre santé mentale et notre esprit critique. Dans cet entretien, Hatim Boumhaouad, enseignant-chercheur à l’Institut supérieur de l'information et de la communication (ISIC) et chercheur associé au Centre de recherche sur les médiations (CREM), Université de Lorraine, analyse les mécanismes psychologiques et technologiques à l’œuvre, décrypte le rôle des algorithmes dans la captation de l’attention et examine les enjeux d’une délégation croissante du raisonnement aux outils d’intelligence artificielle, tout en proposant des pistes pour préserver une autonomie intellectuelle dans un environnement numérique devenu omniprésent. Pour cet expert, «ni le numérique ni l’IA ne sont intrinsèquement négatifs. Utilisés de manière consciente et active, ils peuvent au contraire soutenir l’apprentissage, l’accès au savoir et même la réflexion. L’enjeu principal réside dans la manière de les utiliser : soit comme des outils qui accompagnent la pensée, soit comme des substituts à la pensée».
Entre pression de la demande, lutte contre les intermédiaires et réflexion encadrée sur l’intelligence artificielle, le système des visas français au Maroc est en pleine évolution. Olivier Ramadour, Consul général de France à Rabat depuis septembre 2024, chargé des demandes pour la zone Nord, et Aymeric Chuzeville, Consul général de France à Casablanca, compétent pour la zone Sud, livrent les derniers chiffres relatifs à la délivrance des visas, détaillent les procédures mises en place pour en garantir la transparence et la rapidité, et exposent les améliorations engagées à l’horizon 2026.
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