chroniques - Le Matin.ma
L’achat et la vente de voix en périodes électorales, au Maroc comme dans d’autres contrées, résultent de l’interaction complexe de facteurs socio-économiques, éducatifs, politiques et institutionnels. Selon la sociologie Khadija Elgour, la précarité, la faible culture politique, l’analphabétisme, la compétition électorale intense, la faiblesse des partis et certaines caractéristiques du système électoral créent un terrain propice à ces pratiques malsaines. Pour elle, la solution passe par des réformes institutionnelles profondes, un renforcement de l’éducation civique, la mobilisation de la société civile, le suivi des sanctions légales et l’innovation en matière de contrôle, l’objectif ultime étant de parvenir à restaurer la confiance des citoyens dans le vote et dans le discours politique en général.
Un horizon ne se décrète pas. Il se prépare, s’anticipe, se mérite. À l’heure où les Nations s’interrogent sur leur place dans un monde fragmenté, le Maroc trace, avec constance et détermination, la voie d’un avenir qu’il veut à la hauteur de ses ambitions. Loin d’un exercice incantatoire, la perspective de 2030 présage d’une élévation annoncée. Car 2030 ne sera pas simplement une date sur un calendrier diplomatique ou sportif. Elle incarne une dynamique. Celle d’un pays qui, depuis plusieurs années déjà, a fait le choix d’un modèle singulier : un modèle d’ouverture enracinée, de pluralité assumée, de modernité maîtrisée.
À l’aune de la réforme attendue du Code de la famille, fruit de la volonté Royale, la question du mariage des mineurs fait débat au Maroc. Une frange de la société, majoritairement urbaine et moderniste, défend l’interdiction formelle du mariage avant 18 ans, sans exception aucune. Une autre partie, traditionaliste, conservatrice, majoritairement rurale, défend le mariage du mineur, compte tenu de réalités socioéconomiques, voire religieuses, du reste, réelles. Il faut reconnaître que les arguments développés par les uns et les autres ne manquent pas de pertinence, vu qu’il y a des cas où l’interdiction doit avoir lieu et d’autres où l’autorisation peut être envisagée. Tout est question de dosage.
À l’approche du mois de Dhu Al-Ḥijja ou de Ramadan, une question revient souvent dans certains foyers marocains : pourquoi le jour de Arafa est-il jeûné en accord avec le calendrier saoudien, alors que le début de Ramadan est fixé différemment ? Pourquoi certains insistent-ils à suivre le calendrier de la Mecque en toutes circonstances, quitte à rompre l’unité locale ? Ce débat, derrière sa forme technique, révèle des enjeux spirituels, juridiques, affectifs, voire, politiques. Déplier ces différences, c’est retrouver la clarté des sources, la cohérence du rite, et surtout, préserver la paix des cœurs.
À l’ère de l’intelligence artificielle, la survie de l’entreprise ne dépend plus de sa seule performance, ni même de sa capacité à innover. Elle dépend de sa faculté à réinventer ses modes de fonctionnement, de décision et de collaboration, dans un monde où chaque avancée technologique peut déclencher une rupture. Il ne s’agit plus simplement de faire mieux que ses concurrents. Il s’agit d’imaginer et de mettre en œuvre le bon modèle de coopération entre humains et intelligences artificielles, pour ne pas être relégué à l’obsolescence. Dans ce contexte, le discernement devient plus décisif que la puissance, et l’éthique plus stratégique que jamais. Mais cette transformation ne peut reposer sur les seules épaules des entreprises. Elle implique aussi les États, les institutions internationales et l’ensemble des corps intermédiaires, appelés à créer les conditions d’un cadre commun, juste et durable. Car penser l’entreprise de demain, c’est aussi interroger le monde que nous voulons éviter.
Dernière Heure