Actualités économiques, boursières et financières du Maroc | Le Matin Économie - Le Matin.ma
Il y a encore quelques années, les banques françaises faisaient figure de piliers historiques du paysage bancaire marocain. SGMB (Société Générale), BMCI (BNP Paribas) ou Crédit du Maroc (Crédit Agricole France) incarnaient cette longue tradition d’influence européenne sur la finance nationale. Mais en l’espace de quelques années, le décor a changé. D’abord avec le rachat par Holmarcom des parts du Crédit Agricole S.A. dans Crédit du Maroc, puis la transformation de Société Générale Maroc en Saham Bank après la sortie du groupe français, et plus récemment avec le désengagement de BNP Paribas du capital de BMCI au profit de Holmarcom. Trois mouvements symboliques qui marquent un tournant majeur : celui d’une “marocanisation” accélérée du capital bancaire. Derrière ces opérations, une question agite désormais les marchés et les investisseurs : le système bancaire marocain gagne-t-il en souveraineté et en agilité… ou perd-il certains filets de sécurité liés aux grands groupes internationaux ? Pour décrypter cette recomposition stratégique du secteur, "Le Matin" a interrogé Jamal El Mellali, Directeur Banques Moyen-Orient et Afrique chez Fitch Ratings et responsable de la notation des banques en Afrique francophone, et Ramy Habibi Alaoui, également Directeur Banques Moyen-Orient et Afrique dans la même institution.
Clarifier les règles du jeu, sécuriser le foncier, muscler les institutions d’accompagnement, mais aussi mieux arrimer les entreprises locales aux chaînes de valeur : les chantiers sont connus, leur mise en œuvre, elle, reste inachevée. À l’heure où le modèle d’accélération industrielle montre ses premières limites, la question n’est plus tant celle du bilan que de son dépassement. Dans une note récente, le Centre Sanabil pour les études et les politiques publiques (CSEPP) propose, à travers dix recommandations, une inflexion stratégique : faire émerger une «deuxième génération» industrielle, plus intégrée, plus territorialisée et moins dépendante de ses partenaires extérieurs.
Pendant deux jours, du mardi 5 au mercredi 6 mai 2026, Marrakech s’est imposée en place forte de la diplomatie économique africaine. Le Forum régional sur le développement de la chaîne de valeur du café en Afrique, coorganisé par la Banque islamique de développement (BID), African Coffee Hub (ACH) et le ministère marocain de l’Industrie et du commerce, avec l’appui de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), a réuni ministres, ambassadeurs et opérateurs économiques venus du Bénin, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, de Madagascar, du Nigeria, de l’Ouganda, de la Sierra Leone et du Togo. Au cœur des travaux, le lancement d’un programme régional d’investissement adossé à l’African Coffee Hub-Tanger Med, conçu pour faire basculer le continent de l’exportation des grains bruts à la maîtrise intégrée de la valeur.
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