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Un mois après l’entrée en application des nouvelles règles européennes sur l’intelligence artificielle, l’AI Act entre dans l’épreuve des faits. Près de 190 organisations, parmi lesquelles plusieurs géants mondiaux de l’IA, ont déjà adhéré au code européen destiné à encadrer le marquage et l’étiquetage des contenus générés artificiellement, tandis que Bruxelles lance en septembre de nouveaux travaux sur sa mise en œuvre. Cette mise en conformité ne concerne pourtant pas les seules entreprises européennes : au Maroc, sociétés technologiques, médias, agences et créateurs de contenus peuvent eux aussi tomber sous le coup du règlement. Sollicités par «Le Matin», Me Nadège Martin et Me Alain Malek, du cabinet Norton Rose Fulbright, expliquent jusqu’où s’étend ce nouveau droit européen.
Entre le bilan d’une coalition gouvernemental qu’il assume et la volonté d’être à la hauteur des attentes croissantes des Marocains, Ryad Mezzour, candidat aux législatives 2026 sous la bannière de l’Istiqlal, défend une gestion de la chose publique basée sur la contractualisation et la culture du résultat. Invité de «L’Info en Face», le 31 août, le ministre de l’Industrie et du commerce revient sur les points qui nécessitent, selon lui, de nouvelles réponses, notamment l’emploi et la capacité de l’investissement à résorber le chômage. Pour la suite, il défend une offre politique basée sur la confiance, avec une action publique plus exigeante à l’égard des bénéficiaires des soutiens de l’État, plus attentive au pouvoir d’achat et davantage orientée vers la création de valeur au Maroc et la réduction des dépendances stratégiques.
À moins d’un mois des législatives du 23 septembre, les changements d’étiquette partisane s’accélèrent. Depuis le 25 juin, 27 députés ont quitté la Chambre des représentants, dont 25 démissionnaires. Derrière cette vague se cache un enjeu qui n’est pas anodin : celui des «candidats gagnables», c’est-à-dire ces élus sortants et/ou notables capables de convertir leur ancrage territorial, leur popularité ou leur influence local en sièges. Le PAM mène l’offensive, le RNI dénonce des pressions, tandis que l’Istiqlal et le Mouvement populaire avancent leurs propres prises. À mesure que les investitures se bouclent, les frontières partisanes deviennent de plus en plus poreuses. Pour les politologues Abderrahim El Allam et Meryem Belhoussine, cette «transhumance saisonnière» traduit les fragilités d’un système partisan où le capital électoral personnel tend à supplanter l’appartenance, le militantisme et la fidélité à un projet. Les partis privilégient de plus en plus les profils capables de «rapporter des voix», au risque de devenir dépendants de candidats disposant de réseaux et d’un ancrage local. Sauf que ce «mercato» brouille la lisibilité de l’offre politique : à force de voir les mêmes personnalités circuler d’une formation à l’autre, l’électeur y perd son latin. Il ne sait plus s’il vote pour un programme, une étiquette ou un individu. Dans cette course effrénée aux profils à fort potentiel électoral, les militants de longue date, les jeunes, les femmes et les nouvelles compétences peinent à trouver leur place.
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