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Les travaux du symposium scientifique international sur la sécurité des grands événements sportifs se sont achevés vendredi 9 janvier à Rabat par l'adoption de quinze recommandations opérationnelles. Organisé par le ministère de la Justice en partenariat avec l'Université Naïf arabe des sciences de sécurité, l'événement a réuni plus de 300 participants issus de quinze pays, dont des représentants de la FIFA, de l'UEFA, de la CAF, d'Interpol, d'Europol et du Bureau des Nations unies pour la lutte contre le terrorisme. Les recommandations couvrent six domaines : gouvernance sécuritaire, cadre juridique, technologies numériques, coopération internationale, encadrement des supporters et formation. Cette feuille de route s'inscrit dans le contexte de la CAN 2025 et des préparatifs du Mondial 2030 co-organisé par le Maroc, l'Espagne et le Portugal.
Présentées en amont de la séquence nationale du 12 janvier, dédiée au lancement de «Maroc IA 2030» et à l’officialisation du réseau des Jazari Institutes, les orientations exposées samedi dernier à Rabat par la ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, jettent les bases de la vision de l’intelligence artificielle marocaine à l’horizon 2030. À cet égard, les Jazari Institutes s’affirment comme les piliers de ce chantier majeur. Ces structures au nom évocateur auront vocation à devenir des lieux de formation, de recherche appliquée, d’expérimentation et d’incubation, fédérant universités, chercheurs, startups et porteurs de projets dans une même dynamique d’innovation structurée. Ils seront à la base d’une architecture stratégique où s’articulent repositionnement géopolitique, recomposition des cadres de gouvernance, territorialisation des compétences, consolidation des infrastructures critiques et refondation des dispositifs de formation, dans la perspective d’une autonomie technologique durable du Royaume.
Entre Méditerranée et Atlantique, le Royaume entend convertir son capital maritime en puissance durable. Dans le rapport «La Sécurité maritime du Maroc : enjeux, défis et perspectives dans l’Espace Méditerranée-Atlantique», publié par la Fondation allemande Konrad-Adenauer-Stiftung, Mostafa Boussif, docteur en économie et politiques publiques, décrit un basculement : avec 3.500 km de littoral et une ZEE d’environ 1,2 million de km², un littoral qui concentrerait près de 60% du PIB et 80% des industries, Rabat doit désormais sécuriser des ports et des corridors énergétiques tout en protégeant des écosystèmes fragiles. De Tanger Med aux projets atlantiques, la mer s’affirme comme un atout économique majeur, mais aussi comme un point de vulnérabilité face aux menaces hybrides et aux pressions climatiques.
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