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Campagne agricole, résilience, agrégations agricoles... les grandes révélations d’Ahmed El Bouari
À la veille du SIAM 2026, le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, accorde au journal « Le Matin » un entretien exclusif, où il dresse un tableau sensiblement plus favorable pour le secteur agricole après sept années de sécheresse. Portée par une pluviométrie exceptionnelle (+54 %), la campagne 2025-2026 amorce un véritable tournant, avec des barrages remplis à 75 %, une forte reprise des superficies céréalières (+46 %) et des perspectives jugées « bonnes à très bonnes ». En parallèle, l’État accélère ses chantiers structurants : 5,55 milliards de dirhams déjà mobilisés pour la reconstitution du cheptel en vue de l’Aïd Al-Adha, extension rapide de l’irrigation localisée (900.000 hectares), montée en puissance des projets hydro-agricoles et consolidation du financement agricole, passé de 10,4 à 14,5 milliards de dirhams en six ans. Sans refonte formelle, les contrats-programmes des filières, eux, entrent dans une phase d’ajustement continu, tandis que la stratégie Génération Green confirme son ancrage autour de la résilience, de l’inclusion des petits agriculteurs et de la souveraineté alimentaire. Voici les grandes révélations du ministre sur un secteur qui consolide d’année en année sa résilience.
Troubles pelvi-périnéaux : La kinésithérapie apporte des réponses, le tabou doit être levé
Longtemps reléguée au second plan, la santé pelvi-périnéale et urogénitale s’impose aujourd’hui comme un enjeu majeur de santé publique. À Casablanca, la première édition du Congrès international dédié à cette spécialité a marqué un tournant. Porté par l’Association régionale des physio-kinésithérapeutes de Casablanca-Settat, sous l’égide de l’UMPK (Union marocaine des physio-kinésithérapeutes), en collaboration avec l’ISPITS (Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé), ce Congrès a réuni des experts nationaux et internationaux autour des dernières avancées scientifiques et des pratiques cliniques. L’objectif, in fine, était de structurer davantage la discipline et de renforcer la place du kinésithérapeute dans la prise en charge de pathologies encore trop souvent taboues. Dans cet entretien, Mehdi Tazi, président de l’ARPKCS, revient sur les enjeux, les enseignements et les perspectives de ce premier rendez-vous.