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Présentant devant les deux Chambres du Parlement le projet de loi de Finances pour l’année 2027, le ministre de l’Économie, des finances et de la performance publique a placé le premier budget de la douzième législature sous le signe du «changement de cap». Le texte, première déclinaison du programme gouvernemental 2026-2031, s’appuie sur les Discours Royaux du 29 juillet et du 9 octobre 2026. Fouzi Lekjaâ n’a pas fait dans la dentelle, se livrant à une sévère diatribe sur les années écoulées, dénonçant «la rente, le monopole et l’intermédiation parasitaire», et annonçant le retour de l’État dans la régulation des marchés, du relèvement de l’impôt sur les sociétés des grands distributeurs d’hydrocarbures à la création de six sociétés régionales de distribution. Il a aussi répondu à des députés accusés d’avoir jugé le PLF avant son dépôt, tout en appelant à un «débat parlementaire profond et responsable».
À peine installé dans ses fonctions, Mohamed Nabil Benabdallah, le tout nouveau ministre de l’Éducation nationale, de l’enseignement préscolaire, de la formation professionnelle et de la qualification fait face à un mouvement de contestation qui en dit long sur le gros travail qu’il aura à gérer. Les mobilisations récentes des éducateurs du préscolaire mettent en lumière les difficultés persistantes d’un secteur érigé en priorité, mais dont la réforme peine à porter ses fruits. Lors de son passage dans l’émission «Nokta Ila Satr» (Point à la ligne), diffusée sur Al Aoula le 20 octobre 2026, le SG du PPS, tout en assumant les engagements pris par le parti lorsqu’il était dans l’opposition, a demandé du temps pour agir. Les chantiers sont colossaux et M. Benabdallah ne le sait que trop. Car au-delà de la poursuite de la réforme éducative, les attentes sont pressantes et ont trait aux accords sociaux en suspens, au pouvoir d’achat, à la protection sociale, à la lutte contre la corruption et à la défiance à l’égard de la classe politique. Tout le défi pour le PPS est de contribuer à concrétiser, maintenant qu’il fait partie de l’Exécutif, les engagements sociaux qu’il a défendus dans l’opposition.
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