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Dans sa résolution 2797 sur le Sahara marocain, adoptée le 31 octobre 2025, le Conseil de sécurité a exigé la relance des négociations en prenant pour base la proposition marocaine d’autonomie et appelé le Maroc à détailler son offre. Alors que les quatre parties concernées viennent de reprendre langue sous la houlette de Washington, rien ne filtre encore sur le plan marocain. Or le document sommaire présenté en 2007 présente d’ores et déjà l’architecture globale et la vision du Royaume de cette nouvelle organisation territoriale, son cadre constitutionnel et politique et ses implications économiques, sociales et culturelles. Dans un entretien accordé au «Matin», Yassine El Yattioui, enseignant-chercheur à l'Université Lumière Lyon II, analyse les soubassements juridiques et institutionnels de la proposition marocaine, sa philosophie et les lignes rouges qui ne sauraient être négociées. Pour cet expert, le plan marocain modifie profondément la grammaire territoriale de l’État marocain sans en altérer l’ossature constitutionnelle. «Il transforme la régionalisation avancée en véritable mécanisme de gouvernement territorial, ce qui marque un changement de paradigme : la région n’est plus un simple espace administratif de mise en œuvre des politiques publiques, mais devient un espace politique doté de légitimité démocratique propre.»
Les inondations enregistrées dans plusieurs régions du Maroc interviennent dans un contexte climatique contrasté, amenant à reconsidérer la gestion hydrique nationale. Longtemps centré sur le défi de la rareté, les politiques publiques font désormais face à une réalité marquée par l’alternance de sécheresses prolongées et de précipitations diluviennes, ce qui conduit à repenser l’articulation entre les choix hydrauliques, les dispositifs d’anticipation et les stratégies d’approvisionnement. L’analyse de Abdelhafid Debbarh, professeur de l’enseignement supérieur et chercheur en ingénierie de l’eau et de l’irrigation, éclaire ces évolutions. Pour lui, l’enjeu désormais ne se limite plus à mobiliser la ressource, mais à en anticiper les fluctuations. Dès lors, la gestion de l’eau tend, dit-il, à évoluer vers une approche davantage orientée vers la prévention des risques à la lumière d’une lecture fine des dynamiques climatiques.
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