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À peine les consultations engagées pour la formation du nouvel Exécutif, les premières revendications sociales commencent à remonter vers la Cheffe du gouvernement nommée. Dans une lettre ouverte datée du 1er octobre, le Syndicat national de la santé, affilié à la Confédération démocratique du travail (CDT), demande que les attentes des professionnels de santé soient inscrites noir sur blanc dans le futur programme gouvernemental et traduites dès le projet de loi de Finances 2027. Au cœur de son plaidoyer : hausse des moyens consacrés à la santé, recrutement, amélioration des conditions de travail et, surtout, exécution intégrale des engagements conclus avec l’ancienne majorité. Une initiative qui intervient alors que d’autres organisations professionnelles commencent, elles aussi, à adresser leurs priorités au nouvel Exécutif.
Le soft power est bien plus qu’une simple question d’image : il s’impose comme un véritable levier d’influence dans les relations internationales. Pour le Maroc, l’enjeu n’est donc pas seulement de disposer d’atouts, mais de savoir les convertir en capacité d’influence durable. Culture, patrimoine, diplomatie religieuse, coopération Sud-Sud, médias ou diaspora… constituent déjà un important capital d’attractivité. Encore faut-il l’organiser et le mettre en cohérence au sein d’un véritable écosystème de diplomatie publique. Cette construction ne peut relever du seul État. Universitaires, think tanks, entrepreneurs, artistes, sportifs, journalistes, créateurs de contenus et acteurs de la société civile peuvent chacun devenir un relais, à condition qu'ils préservent leur crédibilité et leur autonomie. L’enjeu est de créer des réseaux, de nourrir la confiance et de faire connaître le Maroc au-delà de l’action diplomatique classique. C’est précisément cette dimension que met en lumière Asmaa Benslimane, présidente fondatrice du Moroccan Public Diplomacy Center, qui vient de publier «Soft Power du Maroc, le rôle stratégique de la société civile». Elle y revient sur les principaux ressorts du soft power marocain, les leviers permettant de le conforter et la manière dont la société civile peut contribuer à le mettre au service des intérêts du Royaume. Car, selon elle, le véritable défi est désormais de transformer la visibilité en réputation, puis la réputation en capacité d’influence.
Après le RNI, l’Istiqlal, le MP et l’USFP, Fatima Ezzahra El Mansouri a poursuivi son tour de table avec le PPS, reçu mercredi soir, puis l’Union constitutionnelle et le Mouvement démocratique et social jeudi. Au fil des rencontres, plusieurs priorités reviennent dans les échanges : emploi, pouvoir d’achat, santé, éducation, confiance politique et développement territorial, sur fond de grands chantiers attendus au cours des cinq prochaines années.
La Cheffe du gouvernement est désormais connue. Avec la nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri, figure de proue du PAM, parti arrivé en tête des législatives, une nouvelle séquence s’ouvre : celle de la formation de la majorité et, surtout, de la définition des priorités du prochain quinquennat. Pouvoir d’achat, croissance, protection sociale, santé, éducation, disparités territoriales, retraites ou encore réforme du Code de la famille : les attentes sont nombreuses et l’agenda particulièrement chargé. Pour le politologue et professeur de droit Mustapha Sehimi, les premières semaines seront déterminantes pour envoyer des «signes forts de changement et de mobilisation».
À New York, le 25 septembre, Christopher Landau a donné une traduction économique à une position diplomatique vieille de six ans. À l’issue de son entretien avec Nasser Bourita, le secrétaire d’État adjoint américain a évoqué une «vision commune pour le développement de la région du Sahara» sous souveraineté marocaine, tout en prévenant que «ce statu quo ne peut être maintenu». Mais entre le soutien de Washington et l’arrivée d’entreprises américaines dans les provinces du Sud, il reste un pas à franchir. Edward Gabriel, ambassadeur des États-Unis au Maroc de 1997 à 2001 et aujourd’hui dirigeant du cabinet de conseil The Gabriel Company, propose de le faire à travers une mission commerciale organisée aux États-Unis. Dans cet entretien accordé au «Matin», il explique ce que les déclarations de M. Landau changent, selon lui, pour l’investissement, le processus politique et la relation stratégique entre Rabat et Washington.
Les électeurs ont envoyé à la Chambre des représentants des élus nettement plus diplômés que l'ensemble des candidats. Selon les données publiées par le ministère de l'Intérieur sur son portail «www.elections.ma», relevées région par région par «Le Matin», 276 des 395 députés élus le 23 septembre, soit 69,87%, ont un niveau d'études supérieur, contre 50,83% des candidatures. Les élues des listes régionales affichent le profil le plus diplômé, avec 82 titulaires d'un niveau supérieur sur 90. La carte régionale s'en trouve bouleversée. Casablanca-Settat, sous la moyenne parmi les candidats, compte désormais près de huit députés diplômés du supérieur sur dix, tandis que Laâyoune-Sakia El Hamra n'en compte qu'un parmi ses 9 élus locaux. Deux députés seulement, tous deux élus à Marrakech-Safi, ne déclarent aucun niveau scolaire.
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