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À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des femmes, «Le Matin» donne la parole à Hind Zemmama, alpiniste marocaine au parcours atypique. Entrepreneure, cette passionnée de montagne s’est lancée dans l’ambitieux défi des «Seven Summits», avec pour objectif de gravir les plus hauts sommets de chaque continent. Cette année, elle a franchi une étape majeure en atteignant l’Everest, le plus haut sommet du monde. À chacune de ses ascensions, Hind Zemmama a hissé le drapeau du Royaume du Maroc, transformant ses exploits sportifs en symbole de fierté nationale, mais aussi d’émancipation et de détermination pour les femmes dans l’univers exigeant du sport et de l’aventure. Son engagement et son courage ont d’ailleurs été salués par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, qui lui a adressé une Lettre de félicitations pour son parcours remarquable. Dans cet entretien, Hind Zemmama revient sur la naissance de sa passion pour l’alpinisme, les défis qu’elle a dû affronter et les sensations fortes qui accompagnent ses ascensions extrêmes. Elle partage également ses conseils avec toutes celles qui souhaitent repousser leurs limites et transformer leurs ambitions en réalité. Pour elle, «chaque femme a le droit de rêver grand et d’oser des aventures qui semblent impossibles, parce que c’est dans ce dépassement de soi que l’on découvre sa vraie force et son potentiel».
Mois de spiritualité par excellence, le Ramadan est également une période de surconsommation. Paradoxalement, alors que le jeûne invite à la sobriété, à la maîtrise de soi et à l’introspection, pour beaucoup de Marocains, ce mois est synonyme des plaisirs de la table, souvent avec des excès remarquables. Courses multipliées, plats variés, tables soigneusement dressées et parfois même partagées sur les réseaux sociaux. Ce contraste n’est pas propre au Maroc, mais il y prend une dimension particulière, tant la culture de l’hospitalité et du partage y est profondément ancrée. Il traduit aussi la tension entre la finalité spirituelle du jeûne et les pratiques collectives qui l’entourent. Moment de foi, mais aussi temps de sociabilité, de retrouvailles familiales et de convivialité, le Ramadan se situe à la croisée de plusieurs logiques : religieuse, culturelle, psychologique et sociale. C’est précisément dans cette intersection que se dessine le paradoxe qui interroge nos comportements et notre rapport à la foi. Alors, comment expliquer ce décalage apparent entre l’esprit du jeûne et certaines pratiques excessives observées après la rupture du jeûne ? La privation quotidienne modifie-t-elle notre rapport à la nourriture ? Les tables abondantes traduisent-elles seulement la générosité ou participent-elles aussi d’une forme de mise en scène sociale ? Et que révèle ce paradoxe de notre rapport contemporain à la foi, entre expérience intime et visibilité collective ? Pour éclairer ces questions, nous avons interrogé Mohammed Houbib, psychosociologue, qui propose une lecture nuancée de ce phénomène où se croisent mécanismes psychologiques, normes sociales et transformations de nos pratiques culturelles.
Dernière Heure