Actualité en direct et infos Nationales en continu sur Le Matin.ma - Le Matin.ma
La gestion des flux migratoires ne peut plus reposer sur un seul maillon de cette chaîne complexe. Depuis plusieurs années, le Maroc assume pleinement sa responsabilité à travers un dispositif permanent de veille et d’anticipation, la lutte contre la migration irrégulière et les réseaux de traite, ainsi qu’une coopération étroite avec ses partenaires européens. L’Europe doit désormais prendre pleinement sa part et regarder la question migratoire dans toute sa profondeur. Car sécuriser les frontières ne suffit pas à faire tarir les flux. Ceux-ci trouvent aussi leur origine dans des facteurs économiques, sociaux et de développement auxquels les politiques de contrôle ne peuvent, à elles seules, apporter de réponse. Pour autant, cette approche ne saurait conduire à relativiser l’impératif sécuritaire : la lutte contre la migration irrégulière reste indissociable du démantèlement des réseaux de traite des êtres humains qui exploitent la détresse des migrants. L’enjeu est donc de dépasser une approche exclusivement frontalière pour construire une stratégie globale, conjuguant fermeté, prévention, respect de la loi et protection des personnes. La véritable rupture est là : ne plus demander au Maroc d’être le bouclier de l’Europe, mais construire avec lui une stratégie commune. Face à un phénomène transnational, la réponse ne peut être nationale. Et face à une Méditerranée devenue un espace d’interdépendance, la responsabilité ne peut être que partagée.
Un nouveau pays a rejoint le camp des soutiens à la marocanité du Sahara. Le 7 août, la Colombie a annoncé reconnaître la souveraineté du Maroc sur son Sahara, marquant un tournant dans sa position sur ce dossier. L’annonce est intervenue lors d’une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, le vice-président colombien, José Manuel Restrepo, et le ministre colombien des Relations extérieures, Omar Bula Escobar. Ce dernier a affirmé que son pays reconnaissait la souveraineté du Maroc sur son Sahara. La nouvelle orientation a été rendue publique le 8 août. Trois jours plus tard, le 10 août, le ministère colombien des Relations extérieures annonçait officiellement le gel des relations avec la pseudo «rasd», après un «réexamen souverain» de la reconnaissance accordée par le gouvernement précédent.
Dernière Heure